La citation du jour

On se fait rarement rire seul parce qu'on se surprend difficilement soi-même.

Paul Valery
Psychologie

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Surdité verbale (pure)

n.f. (angl. pure word deafness)

neuro. Trouble de la compréhension du langage caractérisé par l'incapacité à discriminer et identifier correctement les sons du langage oral, et plus précisément, les sons différents se suivant dans un espace de temps relativement court. Les paroles entendues par le patient lui semblent un langage étranger, ou une suite de bruits.

La surdité verbale pure, premièrement décrite par Kussmaul (1877) concerne de manière isolée les sons du langage et les séquences sonores pour lesquelles des sons différents se suivent rapidement, déficit survenant en dépit d'une audition correcte d'autres type de sons, d'un appareillage sonore fonctionnel, de la capacité maintenue (mais souvent altérée à l'oral) de produire de la parole et de comprendre l'écrit.

Ce trouble généralement reconnu comme spécifique de la compréhension du langage oral tire son origine de lésions du cortex auditif primaire (gyrus de Heschl) ou du faisceau le reliant aux structures sous corticales en amont (reliant par exemple, le colliculus inférieur, le corps genouillé du thalamus) et aval (connexions avec l'aire de Wernicke). La surdité verbale se rencontre donc fréquemment, de manière isolé ou en commorbidité avec d'autres aphasies, lors de lésions (unilatérales gauches) du lobe temporale supérieur, mais aussi et surtout de la matière blanche reliant les deux cortex auditifs concernés via le corps calleux (circuit bilatéral temporal). Cette lésion occure principalement dans le cas d'accident vasculaire cérébral.

Le problème principal rencontré dans la surdité verbale semble être l'incapacité à discriminer correctement des sons différents entendus de manière proche dans le temps. L'évident premier effet de ce déficit concerne le langage, mais la surdité verbale pure touche également d'autres types de sons peu espacés dans le temps (sonneries de téléphone, mélodies rapides...). Néanmoins, quelques cas décrivant une surdité spécifique au sons du langage seulement, ont été rapportés (Riley & Cogan, 2007, Saffran et al, 1976).

Dans un cas pur, les autres modalités du langage sont préservées : le patient comprend le langage écrit, est capable de parler, mais de nombreux déficits résultent de son incapacité à comprendre, y compris lorsque le patient tente de parler : du fait qu'il n'ait pas de retour (feedback) sur ce qu'il dit, sa parole peut sembler hésitante, avec quelques erreurs telles que des répétitions ou des paraphasies (phonémiques et sémantiques). L'écriture est correcte mais l'écriture sous dictée, de même que la répétition orale de paroles, est très affectée.

Si la surdité verbale pure peut s'accompagner d'une Aphasie de Wernicke, de nombreux auteurs ne la considèrent pas comme une aphasie à proprement parler. On préfère par ailleurs parfois le terme d'agnosie auditive permettant de préciser l'absence de reconnaissance du matériel auditif entendu, plutôt qu'une défaillance spécifique du traitement du langage. Les termes d'agnosie auditive verbale ou d'agnosie auditive pour le matériel linguistique se rencontrent parfois, cependant, et le débat quant à savoir s'il n'existerait pas deux types de surdité verbale, a encore cours :

- une surdité verbale type discrimination de sons peu espacés dans le temps, touchant les sons du langage aussi bien que les sons non verbaux, survenant à la suite d'une lésion bilatérale des voies transcalleuses temporales, ou éventuellement de la connectivité aux structures sous-corticales (corps genouillé du thalamus).

- une surdité verbale type spécifique aux sons langagiers, régulièrement associée à une aphasie de Wernicke, dont elle pourrait être une composante, et qui concernerait uniquement les sons verbaux, résultant davantage d'une lésion unilatérale du gyrus de Heschl ou des voies nerveuses qui relie cette région à l'aire de Wernicke.

syn. agnosie verbale.

Dernière mise à jour : ( 15-11-2011 )
 
Zone de Heschl

n.f. (angl. Heschl's area, Heschl's gyri, Heschl's convolution)

neuro. Zone cérébrale constituante du lobe temporale supérieur, fonctionnellement impliquée dans le traitement primaire des sons perçus.

Aussi nommé gyrus transverse de Heschl, gyrus temporal transverse, cette zone cérébrale ce situe précisément sur la première circonvolution temporale (supérieure)[1], s'enfonçant en deux circonvolutions distinctes dans la scissure de Sylvius (aire cytoarchitectonique 41 de Brodmann). Le gyrus de Heschl présente une grande variabilité inter-individuelle et correspond à l'unité fonctionnelle du cortex auditif primaire, impliqué dans les traitements primaires des sons perçus (notamment, tonalité), et conséquemment dans la compréhension du langage. Une lésion de cette aire a pour conséquence un trouble profond de la compréhension verbale (surtout orale : surdité verbale).

Dernière mise à jour : ( 15-11-2011 )
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Zone détente

n.f. (angl. trigger zone)

med. Zone particulière, peu étendue, dont la stimulation (par exemple, toucher) provoque une réaction excessivement vive de douleur, généralement par salve, s'étendant à une zone plus grande.

Les zones détente se rencontrent dans plusieurs affections : névralgie faciale, inflammation sous cutanée, déchirement ou nécrose musculaire, atteinte de nerfs... Ces zones à la taille très limitée sont excessivement réceptives à la stimulation, et une simple et légère pression peut provoquer un intense ressenti douloureux, se diffusant dans les parties corporelles proches. Par exemple, un point détente situé dans les muscles de l'épaule peut, lorsqu'on le presse, provoquer immédiatement une intense sensation douloureuse à ce point, tout en diffusant vers le cou et le bras concerné.

Ces Trigger zones se présentent parfois sous forme de douleur irradiées (référées, projetées) telles que céphalalgies ou contractures. 

syn. point douloureux, zone de déclenchement.

Dernière mise à jour : ( 15-11-2011 )
 
Chunk, chunking

n.m (angl : chunk)

cog. Le chunk est un phénomène cognitif et moyen mnémotechnique consistant à regrouper l'information en paquet formant une entité unique, plus facilement mémorisable en mémoire à court terme, ou au moins autant, qu'un élément simple. Il a pour but de faciliter la mémorisation de plusieurs informations en les organisant en groupes indivis.

L'exemple le plus couramment évoqué est celui des numéros de téléphone, que l'on regroupe généralement par deux : alors qu'un numéro de téléphone contient (en France) généralement 10 chiffres, nous les regroupons généralement en entités constituées de deux numéros. Ainsi, 09.17.65.42.33 est plus facile à retenir que la suite des 10 mêmes chiffres, pris un par un : 0.9.1.7.6.5.4.2.3.3.

Il en va de même pour tous les élements susceptibles d'être groupés en mémoire à court terme (MCT) : les suites d'actions ou les positions de pièces sur un jeu d'échecs, les numéros par paquets de 2 ou 3 (généralement), les syllabes plutôt que les lettres...

On illustre le phénomène par la facilité d'un rappel libre par rapport à un rappel sériel (par exemple de numéros), en constatant qu'un sujet rappelle plus facilement des suites de numéros sous formes de groupes plutôt que numéro par numéro. Un groupe ainsi formé en mémoire, si l'on en connaissait cependant l'existence avant, a été nommé Chunk[1] (Miller G, 1956).

Un chunk est d'autant plus facile à recréer et à mémoriser qu'il a été appris auparavant (et qu'il correspond donc à une sémantique, consciente ou non, faisant ainsi intervenir la mémoire à long terme). Il est également plus facile d'effectuer de tels groupements si des similarités perceptives se présentent. Néanmoins, la qualité de similarité perceptive reste très subjective, et donc variable d'un individu à l'autre.

Chaque chunk comprend en moyenne de 2 à 6 éléments simples. Depuis Ebbinghaus (1885), de nombreuses études cognitives établissent la moyenne du nombre de chunks réalisables à 7 plus ou moins deux, que l'on qualifie d'empan. C'est également la moyenne du nombre d'éléments simples mémorisables, constatation qui rentre en cohérence avec l'hypothèse selon laquelle pour la mémoire, le chunk est un moyen de transformer plusieurs objets simples perçus, en une seule entité mémorielle.

La preuve manifeste de l'existence au sein du système cognitif et mémoriel, de ces chunks, se révèle par le temps de réponse entre deux éléments (rappel d'information) selon qu'ils font partie d'un chunk ou non : deux élements d'un même chunk sont rappelés presque instantanément l'un à la suite de l'autre. Par contre, le rappel d'un nouvel élément appartenant à un autre chunk est plus lent.

Selon Miller, le chunk est avant tout un travail de recodage de l'information, et un moyen mnémotechnique très efficace pour retenir en MCT des informations plus nombreuses que la "capacité limite" de celle-ci ne le permettrait normalement. La refonte de l'information perçue en entités cognitives de niveau supérieur a par exemple permis à des sujets de retenir des suites de 40 chiffres, si on les entraînait à les regrouper par 5.

Dernière mise à jour : ( 14-11-2011 )
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Rythmes cérébraux, activité électro-encéphalo-graphique
L'électro-encéphalographie (EEG) est une technique d'exploration cérébrale généralement non invasive, consistant à mesurer l'activité électrique à la surface ou à l'intérieur du cerveau, à l'aide d'électrodes sensibles aux différences de potentiel électrique. Bien que les différences de potentiel soient extrêmement faibles (amplitude de l'ordre du microvolt à la centaine de microvolts), les données recueillies permettent d'établir des tracés dans le temps de cette activité électrique. Depuis l'invention de l'electro-encéphalographe, les scientifiques ont mis en évidence l'existence de formes périodiques sur les tracés, les rythmes cérébraux.
 
Un rythme cérébral désigne ainsi une oscillation électromagnétique dans une bande de fréquences définie, résultant de l'activité électrique synchrone d'un grand nombre de neurones du cerveau, telle qu'on peut l'observer en électroencéphalographie. Les rythmes principaux retrouvés chez la majorité des hommes, de fréquences et d'amplitude semblables, ont au fil du temps été associés à des états de conscience : éveil, sommeil léger, sommeil lent, coma... Chacun de ces états présentant un tracé qui le caractérise.

Néanmoins, s'il est possible d'observer ces rythmes sur l'ensemble de la population, les caractéristiques des ondes cérébrales enregistrées à l'EEG dépendent notablement de l'état de vigilance (concentré, distrait...), de l'état émotionnel (joyeux, triste, neutre...) et plus généralement, de tous les paramètres pouvant influencer l'activité cérébrale (stimulations, heures de la journée, etc...). Il est également possible d'observer à l'EEG des modifications anormales du tracé, caractéristiques de certains états psychologiques et de certaines pathologies neurologiques (tumeurs, épilepsies, dépression...).

Les principaux rythmes cérébraux et activités cérébrales se classent selon leur fréquence :

(Nota : dans les représentations graphiques ci-dessous, chaque rectangle équivaut à 0,1 secondes en longueur, 10 microvolts en hauteur)

  • Rythme Bêta : il s'agit d'un rythme de haute fréquence, comprise habituellement entre 12 et 30 hertz mais pouvant en atteindre 60. Les ondes bêta apparaissent en période d'éveil actif, de concentration ou d'état émotionnel exagéré (anxiété, agitation). Le rythme bêta présente habituellement une amplitude faible allant de 5 à 15 microvolts. L'origine de ces ondes se trouve vraisemblablement dans le lobe frontal et pariétal, on le considère donc régulièrement comme le rythme caractéristique de l'émergence de la conscience. Au dela de 30 hertz, on identifie généralement le rythme gamma et l'état de conscience active.

Ondes bêta - rythme bêta
 
  • Rythme Gamma : les ondes gamma ont une fréquence particulièrement élevée, de l'ordre de 30 jusqu'à 120 hertz, bien que les oscillations se maintiennent généralement en dessous de 40 à 45 Hz. La controverse est encore vive quant à savoir s'il s'agit d'ondes spécifiques ou d'une forme de rythme bêta. Les ondes gamma se rencontrent pourtant dans des états qualifiés de conscience active, comme le traitement cognitif attentif (par exemple, concentration sur un problème) ou la perception attentive (par exemple, analyse  ou reconnaissance d'une odeur). L'amplitude des ondes gamma, plus élevée que le rythme bêta, pourraient témoigner d'une synchronisation de groupes neuronaux conséquents, cohérente avec l'idée d'une conscience accrue ou d'un traitement cognitif ciblé.
 
Ondes gamma - rythme gamma
 
  • Rythme Alpha : de fréquences comprises entre 8 et 13 Hz, le rythme alpha correspond à un état de veille diffuse, yeux clos et au repos. Le brusque passage de cet état à une activité intellectuelle ou un "réveil" rapide est nommé blocage alpha. Ce rythme possède une amplitude moyennement grande, de 30 à 50 microvolts, et l'on distingue plusieurs rythmes semblables, spécifiques à certaines régions du cerveau ou certaines phases et activités, nommés rythmes alpha-variants (par exemple, rythme Mu). Le rythme alpha a pour origine préférentielle les lobes pariétaux, temporaux et occipitaux.

Ondes alpha - rythme alpha
 
  • Rythme Mu : c'est un rythme alpha-variant, c'est-à-dire proche du rythme alpha, compris entre des gammes de fréquences similaires, mais présentant des ondes caractéristiques, en arceaux. Le rythme Mu est issu principalement des régions motrices du cortex (quoiqu'on le retrouve également au niveau du cortex sensoriel), par la synchronisation de larges groupes de neurones pyramidaux, de façon bilatérale ou unilatérale. Dès les années 1950, il est mis en lien avec l'initiation ou la vue de mouvements, suggérant l'idée selon laquelle la disparition ou la désynchronisation du rythme Mu témoignerait de l'activation des neurones miroirs. Le rythme Mu est aussi appelé rythme sensorimoteur (SMR) du fait de ses liens étroits avec la motricité. Néanmoins, plusieurs auteurs différencie SMR et Mu, le premier reflétant selon eux l'activité sensorimotrice, le second, plus ciblé sur les neurone-miroirs.
 
Ondes Mu - rythme Mu
 
  • Rythme Thêta : chez l'homme, les ondes thêta se rencontrent principalement dans les états de veille (sommeil de stade 1 et 2) et de somnolence (rêveries diurnes, somnolence pré-sommeil, méditation ou états hypnotiques). De faible fréquence (4 à 7 Hz) et de grande amplitude (50 à 100 microvolts), le passage en rythme thêta s'expliquerait par la synchronisation d'ensemble neuronaux en phase de repos, observables par ailleurs lors de phénomènes particuliers d'activité éveillée : compréhension, insight, bouffées émotives... Du fait de son lien avec les émotions, le rythme thêta intervient également dans les fonctions mémorielles. Avec l'âge, la proportion d'ondes thêta diminue.
 
Ondes thêta - rythme thêta
 
  • Rythme Delta : il s'agit d'un rythme caractéristique des périodes de sommeil lent, présentant des ondes à l'apparence douce, de très grande amplitude (jusqu'à 200 microvolts) et de basse fréquence (de 0,5 à 2 ou 4 Hz).  elles se précèdent  habituellement d'un complexe-K, phénomène électrique particulier, et signe la tombée en sommeil profond, dans une relative inconscience, notamment des stimuli externes. Tenant une grande part du sommeil chez l'enfant, l'activité delta diminue au fur et à mesure du vieillissement. Certaines pathologies telles que démences et schizophrénie, épilepsies ou tumeurs cérébrales, sont liées à une activité delta anormale, de même que des pathologies du sommeil comme le somnambulisme et la somniloquie. Le rythme delta est également associé à la consolidation mémorielle ou à la gestion hormonale nocturne (par exemple, stimulation de production d'hormones de croissance).
 
Ondes delta - rythme delta
 

Certains patterns d'activité remarquables occurent en parallèle des rythmes classiques :

  • Complexes-K : ce sont de brefs et intenses pics négatifs ayant généralement lieu lors du stade 2 de sommeil (sommeil léger), vraisemblablement liés à la continuité du sommeil : d'amplitude particulièrement forte, ils ont pour effet de neutraliser les réactions cérébrales générées par les stimulations externes inoffensives (petits bruits, contacts, etc...), permettant au dormeur d'éviter les réveils intempestifs. Ils interviendraient également dans la consolidation de la mémoire en inhibant périodiquement et temporairement les masses neuronales, permettant aux groupes neuronaux sollicités en période de veille de se réactiver rapidement et ainsi de consolider leurs connections.
 
  • Fuseaux Sigma (sleep spindles) : les trains d'ondes sigma consistent en une brusque augmentation de l'activité électroencéphalographique sur une période limitée (de l'ordre d'une demi-seconde à 2 secondes) repérables lors du stade 2 de sommeil. Comme les complexes-K, on les associent à la préservation du sommeil et à la consolidation de la mémoire, mais d'autres liens, avec l'apprentissage et le contrôle moteur, ont pu être mis en évidence. Survenant principalement dans la seconde moitié de la nuit, les fuseaux sigma permettraient de "rafraîchir" l'hippocampe et de préparer à une nouvelle période d'apprentissage à l'éveil. Chez les jeunes enfants, les fuseaux sigma générés dans le cortex moteur entretiennent et précisent le contrôle des muscles durant les périodes de sommeil.

Fuseaux Sigma / sleep spindles et Complexe-K

Les rythmes cérébraux dans les cycles d'éveil et de sommeil

La proportion des rythmes lors des phases d'éveil et de sommeil, de même que la proportion d'éveil par rapport au sommeil, varient selon plusieurs paramètres (sexe, état de santé, alimentation, luminosité...). L'âge est un critère influent :tout au long de la vie, certaines ondes comme les ondes thêta vont diminuer en proportion, tandis que d'autres augmentent, en parallèle avec la diminutuion quasi continue du temps de sommeil.
 
Classiquement, un adulte éveillé émet des ondes bêta en continu, des ondes gamma et alpha, sporadiquement, notamment selon le degré de concentration et d'attention.
 
L'activité bêta diminue en phase de somnolence tandis que l'activité alpha augmente, puis laisse également place progressivement aux ondes thêta (stade 1 et 2 de sommeil). Apparaissent de façon plus visible, au stade 2, les formes particulières telles que fuseaux et complexes-K, en surimpression de l'activité thêta. Le sommeil est relativement léger : l'effet des stimulations externes est diminué mais encore présent, et le dormeur peut se réveiller dès qu'une stimulation trop forte suractive le cerveau.
 
En phase de sommeil profond, prédominent les ondes delta (stade 3 et 4 ou stade N3 de sommeil à ondes lentes) de faiblesfréquences et d'amplitude élevée, témoignant d'une activité cérébrale "ralentie".
 
Toutes les 70 minutes environ et pendant 10 à 20 minutes (habituellement), le tonus musculaire est aboli tandis que l'activité cérébrale passe brusquemment en activité bêta caractéristique d'un état normal d'éveil, avec pour conséquence notable des mouvement rapides des yeux (REM sleep - Rapid eye-movements). Cette phase de sommeil paradoxal se répète ainsi 3 à 5 fois par nuit. 
 
Les transitions se font généralement en douceur, aussi, chaque stade comporte en fait plusieurs types d'ondes mais en proportions différentes : en stade 1, les ondes alpha prédominent, en stade 2, les ondes thêta. En stade 3 thêta et delta se superposent, et en stade 4, plus de 50% de l'activité est une activité delta.
Dernière mise à jour : ( 11-09-2011 )
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