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symbole. (angl. theta rhythm - theta waves) Rythme cérébral de basse à moyenne fréquence, observé principalement dans l'hippocampe chez les animaux, et sur le cortex de l'homme. Selon leurs origines, les ondes thêta sont associées à l'apprentissage en période d'éveil actif, ou aux états de somnolence, de sommeil (stade 1 et 2) et de méditation. On distingue deux types d'ondes thêta : - Le rythme thêta hippocampique est une oscillation relativement forte observée principalement dans l'hippocampe de nombreux mammifères (rongeurs, chiens, chats, lapins, marsupiaux, chauve-souris...) mais on le retrouve également dans diverses structures corticales et sous-corticales reliées à l'hippocampe.
- Les rythmes thêta corticaux sont plus diffus et moins décelables, obtenus sur les tracés électro-encéphalographiques de l'activité du cortex chez l'homme et certains primates. Ils présentent une fréquence basse comprise habituellement entre 4 et 7 Hz.
Bien que l'on ignore, faute de techniques appropriées, si ces deux rythmes sont liés, on considère de plus en plus qu'ils sont des phénomènes tout à faits distincts. Rythme thêta hippocampiqueChez l'animal, les ondes thêta se présentent sous la forme d'oscillations de fréquences moyennes (6 à 10 Hz) principalement observables dans l'hippocampe, grâce aux techniques d'implantation d'électrodes. Elles sont associées chez les rongeurs, à l'activité motrice, exploratoire, mais on les retrouve également lors du sommeil paradoxal, dans lequel elles semblent reproduire l'activité corticale ayant eu lieu en période d'éveil (par exemple, l'exploration de labyrinthes). De fréquence moindre (6 à 7 Hz), les ondes thêta s'observent dans des états de repos lorsque les rats sont quand même en alerte. Chez les chiens et chats, les ondes thêta semblent beaucoup moins liées au mouvement, leur fréquence stagne par ailleurs aux abords de 4 à 6 Hz. Chez les chauve-souris, des ondes thêta apparaissent par petites bouffées corrélées avec les mécanismes d'écholocation. Les théories actuelles suggèrent un lien du rythme thêta avec les représentations dans l'espace (localisations, chemins), l'activité motrice, notamment exploratoire, et avec les mécanismes d'apprentissage ainsi que les fonctions mémorielles, sachant que ces quatre activités sont étroitement liées. Rythmes thêta corticauxL'éthique de la recherche chez l'homme limite l'implantation d'électrodes à même le cerveau, aussi, la plupart des études électro-encéphalographiques se sont faites à partir des potentiels de surface (scalp). L'apparition d'ondes thêta nées principalement du cortex (on ignore si elles constituent la répercussion de rythmes sous-corticaux ou hippocampiques) est observable lors du réveil (passage d'état de sommeil à celui d'éveil) ainsi que lors d'états de relaxation/méditation. Cantero et al (2003), appuyant leur réflexion sur l'études electro-encéphalographique de patient épileptiques auquels on a implanté des électrodes plus profondément, ont repéré de faibles oscillations thêta, à la fois au niveau cortical et hippocampique. Les ondes thêta hippocampiques chez l'homme, sous formes de train d'ondes d'une durée inférieure à une seconde, semblent également liées à la transition de réveil, mais aussi au sommeil paradoxal (REM). Si l'on a ainsi découvert les deux types d'ondes thêta chez l'homme, les auteurs précisent qu'elles relèvent certainement de deux phénomènes indépendants. Les ondes thêta corticales se rencontrent dans des états lors desquels l'activité neuronale acquiert une notable synchronisation, dont résulte par ailleurs la haute amplitude de ces ondes (de 50 à 100 microvolts). Elles sont ainsi associées à la somnolence et à la rêverie (diurnes mais également nocturnes), aux états de méditation mais également aux phénomènes de compréhension, comme si l'onde thêta reflètait le fait que les réseaux neuronaux s'activent en harmonie. Le rythme thêta a ainsi été relié au phénomène d'insight, à une hausse de la créativité, à la compréhension du sens (des phrases, des discours)[1]. A contrario, le rythme thêta est aussi le rythme prépondérant dans les activités de basse concentration : de la rêverie diurne au sommeil léger (somnolence pré-sommeil et sommeil de stade 1 et surtout 2), les ondes thêta sont liées à une faiblesse d'attention et de concentration, durant laquelle le nombre d'erreurs (par exemple, repérages au radar, barrage de lettre) augmente. Le rythme thêta caractérise ainsi un état d'attention diffuse, de distraction. Nombre de pseudo-thérapies ou de techniques à l'apparence scientifique vantent ainsi les "pouvoirs" des ondes thêta, oubliant souvent que l'état s'accompagne de faible concentration et d'erreurs, faisant l'impasse également sur le fait qu'aucune étude n'est en mesure de prouver qu'augmenter les ondes thêta augmente les capacités positives (créativité, relaxation) puisqu'il est vraisemblable que la mise en activité thêta reflète ces états, et que donc, les deux surviennent en même temps, sans que l'un ne soit la conséquence de l'autre, mais plutôt son expression à l'un de ces deux niveaux différents (physiologique/cognitif). Les ondes thêta sont enfin liées aux fonctions émotionnelles, et conséquemment à la mémoire. |
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Dernière mise à jour : ( 26-05-2011 )
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symbole (angl. sigma rhythm - sleep spindles - sigma bands - sigma waves) Les fuseaux sigma sont de petites et rapides bouffées de l'activité électroencéphalographique, repérables lors du stade 2 de sommeil, de fréquence comprise entre 12 et 14 Hz, durant un temps d'au moins une demi-seconde. On retrouve l'activité sigma sous plusieurs noms dans la littérature française tant qu'anglaise : bandes sigma, fuseaux (sigma), train d'ondes, sigma spikes (série de pics), sleep spindles, sigma bands... Dans tous les cas, ils désignent de brusques changements de l'activité EEG lors de la survenue de pics rapides et relativement amples (allant jusqu'à quelques dizaines de microvolts), pouvant se produire plus de 1000 fois dans la nuit. Les fuseaux sigma résultent vraisemblablement de l'interaction thalamo-corticale, combinant deux périodicités, l'une de 12 à 14 pics par secondes, l'autre, beaucoup plus longue, toutes les 5 à 10 secondes. Les fuseaux sigma sont donc émis périodiquement pendant le sommeil léger. Avec les Complexes-K, les fuseaux sigma issus du thalamus constituent des éléments caractéristiques du stade 2 de sommeil (avec une fréquence accrue au début et à la fin du stade), dont ils seraient les garants[1], en préservant le sommeil malgré les stimulations externes (bruits, pressions, etc...). Les fuseaux sigma sont par ailleurs de bons prédicteurs de la capacité d'un dormeur à maintenir son état de veille, tandis que des personnes présentant une activité sigma fébrile ont le sommeil très léger et facilement interrompu par de petits bruits. La qualité du sommeil en est conséquemment affectée : le sommeil d'une personne présentant de nombreux fuseaux sigma semble davantage réparateur. Outre le rôle dans la préservation du sommeil, les fuseaux sigma permettraient au jeune enfant (à partir de 6 à 8 semaines) d'apprendre à contrôler sa motricité : pendant le sommeil, de nombreux fuseaux naissent des régions motrices (sans pour autant impliquer de mouvements continus) chez les enfants. Les fuseaux sigma se rencontrent également dans le cortex frontal, l'hippocampe, où ils seraient en lien, comme les complexes-K, avec la consolidation de la mémoire[2] (intégration des nouvelles connaissances dans la mémoire à long-terme). Les fuseaux gamma signeraient le passage de l'information de l'hippocampe à la mémoire à long terme, dont résulterait un "rafraichissement" de l'hippocampe, alors prêt à apprendre de nouvelles informations. Sieste et nuit comblées en fuseaux gamma permettent ainsi au dormeur de mieux apprendre une fois réveillé (Walker M., 2011[3]). Il est à noter que la majorité de ces fuseaux interviennent dans la seconde moitié de la nuit, d'où l'importance d'une nuit complète pour améliorer l'apprentissage. Une faible activité sigma a par ailleurs été confirmée chez les schizophrènes (Ferrarelli et al, 2007). |
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Dernière mise à jour : ( 26-05-2011 )
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n.m. & symbole (angl. K-complex.) Forme ondulatoire cérébrale particulière, brève et de grande amplitude, rencontrée en phases de sommeil. Le complexe-K consiste en un pic électro-encéphalique négatif contribuant vraisemblablement à sauvegarder le sommeil en diminuant la réponse cérébrale aux stimulations. Découverts en 1937 dans les laboratoires privés d'A. L. Loomis, les complexes-K se présentent sous la forme d'un pic de dépolarisation de grande amplitude, généralement supérieur à 100 microvolts, suivi par une repolarisation plus lente quelques 300 à 500 ms après, terminé par un nouveau petit pic négatif à 900 ms. L'ensemble est régulièrement suivi de train d'ondes Sigma, de brèves décharges de haute fréquence et de basse amplitude durant au moins une demi-seconde. Si les complexes-K occurent dans une large proportion du cortex cérébral, ils sont néanmoins prédominants dans le cortex frontal. Les complexes-K s'observent périodiquement (toutes les 1 à 1 minutes 45s) lors du stade 2 de sommeil léger, mais se rencontrent également en réponse à une stimulation (externe, comme une pression sur la peau, un bruit bref, ou interne, comme une interruption inspiratoire). Les raisons de leur présence sont mal connues, mais l'analyse de celle-ci est cohérente avec une activité de sauvegarde du sommeil : chaque stimulation perceptible lors du sommeil est traitée superficiellement par le cerveau pour évaluer sa dangerosité (faut-il se réveiller ou non?). Le complexe-K s'observe lorsque, suite à une stimulation, le sommeil n'est pas interrompu. Ce pic de haut voltage semble donc inhiber temporairement les réactions normales de réveil, permettant ainsi au dormeur de ne pas être intempestivement réveillé par les stimuli inoffensifs. Le passage du stade 2 de sommeil léger (ondes Thêta) au stade 3 de sommeil profond (ondes delta) s'effectue généralement à la faveur de l'un de ces complexes-K, qui sert de transition. Certains auteurs suggèrent également l'idée selon laquelle les complexes-K interviendraient dans les processus de consolidation mémorielle (Cash, Halgren et al., 2009). En effet, lors de périodes d'éveil, des groupes neuronaux distincts sont activés dans un ordre précis, en fonction des stimulations externes et internes (activités cérébrales normales). Ces stimulations ont pour effet d'affermir les connections synaptiques sollicitées (phénomène de potentialisation à long terme). Lors du sommeil, la présence de complexes-K se traduit par une dépolarisation massive d'ensembles neuronaux, dont les neurones sollicités en journée. Cependant, lors de la phase de repolarisation, les connections synaptiques les plus fortes vont le plus vite reprendre leur activité. Ainsi, le complexe-K permet de revivre les dépolarisations les plus importantes de la période de veille : les groupes neuronaux activés pendant la journée dans un ordre précis et affermis, vont se "rallumer" dans le même ordre. Il a ainsi été montré que des rats dont l'activité EEG est enregistrée lors du parcours d'un labyrinthe, reproduisent littéralement cette activité électrique durant leur sommeil, comme s'ils revivaient cérébralement cet épisode. Par le fait qu'ils peuvent résulter de stimulations externes pendant le sommeil, les complexes-K sont liés à plusieurs pathologies du sommeil : réveils fréquents, apnée du sommeil... |
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Dernière mise à jour : ( 26-05-2011 )
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symbole (angl. delta rhythm - delta waves) Rythme cérébral de haute amplitude et de basse fréquence, caractéristique des stades de sommeil profond (stades 3 et 4). Physio. Découvertes par William Gray Walter en 1910, les ondes delta ont été immédiatement associées au sommeil, dont elles représentent les phases les plus profondes, les stades 3 et 4, de plus en plus souvent regroupées sous le nom de "Stade N3 de sommeil à ondes lentes" (Stage N3 slow-waves sleep). Pourtant, on continue parfois à distinguer les stades 3 et 4 sur la base de la proportion d'ondes delta : moins de 50 % de l'activité électro-encéphalographique (EEG) lors du stade 3, plus de 50% lors du stade 4. De manière distinctive, on évoque le stade N3 de sommeil à ondes lentes dès que l'activité delta représente 20% de l'activité EEG. Ces ondes se précèdent généralement d'un artefact électrique nommé Complexe-K, l'un des évènements électromagnétiques les plus remarquables de l'activité électro-encéphalique. Le complexe-K signe le passage dans un stade de sommeil profond lors duquel le sujet tombe dans un état inconscient avec un effet très diminué d'éventuelles stimulations externes. Les ondes delta sont les plus lentes de l'activité électro-encéphalique, mesurées à l'EEG avec une périodicité/fréquence de l'ordre de 0,5 à 2 Hz (certains auteurs considèrent la limite supérieure à 4 Hz). Elles sont également les plus grandes, avec une amplitude allant de 20 à 200 microvolts. Pour ces raisons, elles semblent cohérentes avec un état de veille profonde avec activité cérébrale au repos, quoique le cerveau ne soit pas "éteint" pour autant : les stades de sommeil profond à onde delta sont également des périodes dans lesquelles le sujet peut rêver. On les a également associé aux mécanismes de consolidation mémorielle (notamment, mémoire épisodique). Neuro. L'activité delta tire son origine du cortex ou du thalamus, ce dernier en coordination avec la formation réticulée, connue pour jouer un rôle important dans le sommeil. Au niveau cortical, on constate une latéralisation (précisément, latéralité) avec une dominance pour l'hémisphère droit, de l'activité delta (Mistlberger et al., 1987). Lors de la phase de sommeil lent, le cortex est globalement inhibé par le système gaba-ergique (Hobson, Pace-Schott, 2002). Néanmoins, l'activité delta semble stimuler la production d'hormones durant le sommeil, notamment, les hormones de croissance GHRH et la prolactine, mais inhibe alors la production d'autre hormones, dont celles de stimulation de la thyroïde (TSH). Quasiment prédominante chez le nourrisson, l'activité delta subit une baisse importante de proportion dès l'enfance, puis, surtout, à l'adolescence, et continue à diminuer au cours de la vie, jusqu'à être parfois totalement absente chez certains adultes âgés. Avec le temps, l'incidence des ondes delta temporales, par rapport aux autres régions cérébrales, augmente. Une activité delta anormale (par exemple, irruption d'ondes alpha à l'EEG) accompagne certaines formes de schizoprénie et de démence (Hales et al., 2007), ainsi que les phases d'intoxication et de délire. A l'inverse, l'hypersynchronisation delta, dont résulte une acivité delta atteignant couramment l'amplitude de 150 microvolts peut témoigner de troubles du sommeil tels que somnambulisme et somniloquie. Cette hypersynchronisation se rencontre par ailleurs plus fréquemment lors de périodes de repos suivant une privation de sommeil. On peut également noter que les ondes Delta se rencontrent sur les tracés EEG de l'état de coma (un tracé plat est à contrario signe de mort cérébrale). |
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Dernière mise à jour : ( 26-05-2011 )
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n.f. (angl. affiliation) Tendance marquée à recourir à la présence ou au soutien d'autrui pour faire face aux conflits et situations de stress. Clin. L'affiliation non pathologique est naturellement présente en chacun de nous. De tout temps, nous avons cherché le réconfort autour de nous suite à un évènement angoissant, ou pour faire face à un conflit émotionnel. En tant que mécanisme de défense et du point de vue de la psychologie clinique, l'affiliation pathologique, parfois appelée affiliation-défense, se distingue par le caractère exclusif ou excessif de la recherche d'aide et de soutien, ou même seulement de la présence d'autrui. L'affiliation pathologique se rencontre ainsi régulièrement chez les personnalités dépendantes, pour lesquelles l'accord d'autrui revêt une importance telle parfois, qu'aucune décision propre ne peut se passer de l'aval de l'autre. Le mécanisme de défense permet également au phobique de lutter contre l'angoisse par la seule présence de l'autre, vécu comme objet contra-phobique. L'affiliation pathologique se distingue du besoin excessif d'autrui, présent par exemple chez les personnalités hystériques, pour lesquelles le soutien, l'admiration ou simplement l'attention d'autrui sont nécessaires pour former un "public" témoin. Elle se distingue de relations-type dominantes-dominées, manipulatoires, affectives ou amoureuses, et plus généralement des marques de sociabilité, menées par le désir : l'affiliation est avant tout mue par le besoin et liée à un conflit. L'affiliation (pas forcément pathologique) possède en soi des propriétés anxiolytiques, comme le démontre le psychologue social Stanley Schacter (1959) : en situation stressante, les hommes ont naturellement appris à se rassembler pour rechercher le soutien du groupe. Le sentiment de réconfort est par ailleurs d'autant plus fort que le groupe est cohérent et partage les mêmes problèmes. C'est sur la base de cette constatation que se forment les groupes de soutien, touchant différents domaines de stress particuliers : addiction (alcooliques anonymes, joueurs pathologiques...) , catastrophes (attentats, catastrophes naturelles...), maladies (cancer, diabète...). Les bénéfices du soutien de camarades connus, par leur seule présence, sont par ailleurs présents chez les animaux (Bruchon-Schweister & Dantzer, 1994) et participent à la sauvegarde de la santé (Berkman et Syme, 1979). Psychan. L'affiliation est un mécanisme de défense de haut niveau, succinctement évoqué dans le DSM-IV. Comme l'indique Moscovici (1994), altruisme et affiliation sont intimement liés par le caractère de cimentation qu'ils confèrent au groupe. L'appartenance au groupe présuppose une part active de chaque membre concernant le soutien occasionnel ou régulier qu'il peut dévouer à d'autres membres. Aussi, l'affiliation est considérée comme une règle normale du fonctionnement groupal, et la recherche de l'aide d'autrui est alors une attitude classique et attendue, de même que l'est le don de ce soutien. Ce mécanisme de défense est également un constructeur de la vie affective et sociale, sans lequel l'homme dépourvu de besoin d'affiliation se comporte comme un enfant abandonnique, délaissant les liens normaux et se réfugiant sous une "coque psychologie protectrice" qui l'amène à une solitude tant émotionnelle que sociale. A l'inverse, le besoin excessif du soutien d'autrui a pour conséquence un sentiment d'anxiété lorsque personne ne peut ou ne veut subvenir au besoin d'affiliation. Il limite également le lien socio-affectif en instaurant une relation de dépendance, qui, lorsque consciente, est souvent mal vécue, de même qu'il limite la "capacité à être seul" (Winnicott, 1969), c'est-à-dire les possibilités d'autonomie et de construction identitaire. Ce besoin excessif traduirait la surprotection infantile ou le manque mal vécu de liens socio-affectifs lors des premiers stades de développement psycho-sexuels, dont résulteraient un manque d'estime de soi dans les stades ultérieurs. L'affiliation n'est pas considérée dans l'oeuvre de Freud comme une défense à part entière mais davantage comme une défense de groupe. La psychologie sociale, notamment, démontre cependant les intérêts de cette affiliation du point de vue personnel, ainsi que nous l'évoquions dans un paragraphe précédent. |
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Dernière mise à jour : ( 22-05-2011 )
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