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La joie de satisfaire un instinct resté sauvage est incomparablement plus intense que celle d'assouvir un instinct dompté.

Sigmund Freud
Malaise dans la civilisation

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Les effets des tumeurs cérébrales : symptômes généraux Suggérer par mail

Sémiologie des tumeurs cérébrales (les effets)

Effets de la présence d’un massif tumoral

La seule présence d'une tumeur cérébrale comprime le cerveau, mais cet organe est particulièrement compressible, certains cas rapportés dans la littérature, témoignant de "cerveaux" compressés à moins de 20% de leur volume originel, par exemple, suite à une hydrocéphalie. Si le public considère encore de nos jours qu'une tumeur est un cancer (un cancer est un type particulier de tumeur), il faut savoir que nombre de tumeurs sont parfaitement bénignes et n'engagent pas le pronostic vital. Les tumeurs malignes nécessitent une surveillance accrue et si possible, les interventions médicales appropriées.

Tumeur Bénigne (souvent codée A) : elles ne mettent pas en jeu le pronostic vital, ont généralement des conséquences focales, un rythme de division mitotique (multiplication cellulaire) normal ou peu élevé. Elles sont souvent encapsulées, c'est-à-dire clairement limitées et visibles (par exemple par IRM). elles sont franches et unitaires, ne développent pas de métastases.

Tumeur Maligne (B) : souvent nommées tumeurs cancéreuses, elles présentent un rythme de division mitotique anormalement élevé, sont rarement encapsulées (et difficiles à délimiter), et peuvent présenter des métastases. Ces dernières sont des lésions secondaires se développant à distance, envahissant de nouvelles parties du corps en continuant à proliférer.

Dans le cas de tumeurs cérébrales, certains troubles neurologiques s'observent régulièrement, quels que soient la gravité et l'emplacement de la tumeur.

La Compression (de l'encéphale)

La multiplication des cellules tumorales entraîne la compression du cerveau, engagé dans son ensemble. Nausées, céphalées, sont directement liées à la présence de la tumeur, où qu'elle soit dans le cerveau, et quelle que soit sa nature. Seul le tissu nerveux étant compressible, les neurones se "tassent". Peut alors en résulter des difficultés, voire un blocage de l'écoulement du Li quide céphalo-rachiedien (LCR), qui normalement circule dans les cavités du système nerveux. Le blocage du LCR amplifie la surpression de la boîte crânienne, qui va appuyer sur la moelle épinière. Une deuxième conséquence est la possibilité d'une hydrocéphalie (trop de LCR dans la boîte crânienne) si le LCR n'arrive plus à évacuer la boîte crânienne correctement. 

L'infiltration (des cellules tumorale dans les tissus sains)

Signe caractéristique des tumeurs malignes (envahissantes), les cellules cancéreuses attaquent le tissu voisin, notamment en perturbant les signaux chimiques normaux entre cellules voisines, en spoliant les nutriments nécessaires aux cellules saines... Certaines de ces dernières deviennent elles-mêmes cancéreuses du fait des perturbations chimiques. Cette agression du tissu neuronal ou du système glial (tissu de soutènement - soutien des cellules nerveuses) entraine des lésions locales pouvant se révéler assez étendues, provoquant alors l'altération ou la perte de fonctions cognitives. Les neurones ne se divisant plus (sauf exception), c'est principalement les cellules gliales qui vont faire naître et propager la tumeur.

L'excitation neuronale

A cause de la compression et des frottements de la tumeur sur les tissus nerveux, les neurones adjacents deviennent hyperexcitables, et provoquent des décharges comitiales locales ou étendues (crises d'épilepsie partielle ou totale). C'est en général le premier signe visible de la tumeur, les déficits d'ordre cognitif ou affectif (changement d'humeur, irritabilité) survenant à sa suite.

La présence d'une tumeur cérébrale est facilement confirmé à l'IRM par la déviation de la ligne interhémisphérique, droite en temps normal, et déviant du côté opposé à la localisation de la tumeur si présente.


Dernière mise à jour : ( 17-11-2011 )
 

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