La citation du jour

En matière de prévision, le jugement est supérieur à l'intelligence. L'intelligence montre toutes les possibilités pouvant se produire. Le jugement discerne parmi ces possibilités celles qui ont le plus de chance de se réaliser.

Gustave Le Bon
Hier et Demain

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Amorçage (phénomène d') E-mail
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n.m. (angl. priming)

Phénomène cognitif et paradigme expérimental basés sur la présentation préalable d'un stimulus (représentant généralement une signification) qui va modifier les traitements cognitifs ultérieurs d'un autre stimulus.

L'amorce (le premier stimulus) a pour but de préactiver certains traitements normalement provoqués par la cible (le second stimulus).

L'amorçage est une mise en condition se basant sur l'utilisation automatique des représentations contextuelles, que l'on peut mettre en évidence simplement en demandant à un sujet de citer une couleur le plus rapidement possible après la présentation d'un stimulus. Si on lui montre le mot "Citron", la probabilité que le sujet cite la couleur "Jaune" est plus forte que si on lui avait montré un mot neutre ou par exemple, le mot "tomate" (dans ce dernier cas, la probabilité que le rouge soit la couleur citée est plus grande).

Ceci exprime un processus classique de la cognition consistant à préactiver des concepts ou faciliter des traitements en fonction d'un stimulus perçu. Par exemple, lire le mot "pompier" préactive les concepts "rouge", "échelle", qui sont plus rapidement cités ou reconnus grâce à cette pré-activation. L'amorçage à également des effets comportementaux : lire des mots du champs lexical de "vieillesse"diminue l'énergie d'une personne plus que ne le feraient des mots neutres[1]! La notion d'amorçage est donc fortement liée à celle d'activation et propagation de l'activation, qui en constituent une explication.

On utilise des taches d'amorçage pour montrer l'existence de liens dans la cognition entre des représentations, mais également entre des processus. Par exemple, on a ainsi pu montrer que le développement de la lecture de l'enfant se fait par la phonologie, puis par l'orthographie, et enfin la sémantique : la lecture d'un mot préactive les concepts phonologiquement proches au début, puis graphiquement, et enfin sémantiquement lorsque la lecture s'automatise.

[1] Voir Bargh et al - présentation de l'expérimentation (fr)
Last Updated ( jeudi, 15 janvier 2009 )
 

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