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Abréaction
Saturday, 15 November 2008
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n.f. (angl : Abreaction ; allem : Abreagieren)

Résurgence d'un affect refoulé jusqu'alors, dans le champ de la conscience, ceci ayant pour conséquence de réduire la tension exercée par cet affect lorsqu'il était inconscient.

L'abréaction est l'un des buts de la cure psychanalytique, consistant à mettre à jour les sources de tension et de manifestations psychopathologiques dans le but de provoquer une catharsis, c'est-à-dire, la libération de l'affect et de sa valeur émotionnelle, qui, selon la théorie psychanalytique, possède une vertue curative concernant le traumatisme lié à l'affect refoulé. Dans cette acceptation, l'effet pathogène de l'affect, ses manifestations physiques et psychologiques, viennent de ce qu'il est inconscient : la résurgence dans le champ de conscience, après avoir passé les résistances, soulage le patient des tensions à l'origine de ses troubles.

Last Updated ( Tuesday, 06 January 2009 )
 
Aboulie
Saturday, 15 November 2008
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n.f. (angl. abulia)

Diminution, voire abolition de la volonté, s'exprimant par une incapacité de décider ou d'agir. Le désir d'agir peut néanmoins être présent, tandis que l'énergie pour ce faire, manque.

L'action nécessitera alors un effort très important. L'aboulie peut être cyclique (aboulie cyclique) et s'observe surtout dans les dépressions (notamment avec neurasthénie), les troubles obsessionnels compulsifs, la psychasthénie et parfois les démences. On peut également observer l'aboulie dans l'hystérie, pour laquelle seuls quelques actes ou type d'actes seront concernés. On parle alors d'aboulie systématique, les actes concernés sont donc en ce cas porteurs de sens pour l'hystérique.

Last Updated ( Sunday, 04 January 2009 )
 
Abasie
Saturday, 15 November 2008
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n.f. (angl : abasia)

Difficultés ou incapacité à marcher, d'origine cérébrale, en l'absence d'atteintes sensitives, musculaires, ou du système nerveux périphérique.

L'abasie se rencontre lors de lésions du cortex moteur (aire motrice des lobes frontaux) mais également lors de lésions du cortex sensitif (lobes pariétaux), parfois du corps calleux ou de structures sous corticales impliquées dans le contrôle sensori-moteur. Elle se caractérise régulièrement par la perte de coordination des mouvements ou l'arrêt brutal, en cours de route, de la marche (freezing). Elle est fréquemment associée à l'incapacité à se tenir debout (astasie-abasie).

Les difficultés de la marche d'origine parkinsonienne font l'objet d'une description indépendante, pour laquelle le freezing se rencontre plus fréquemment, et la localisation lésionnelle se retrouve principalement au niveau du cervelet.

Pour en savoir plus : voir astasie-abasie.

Last Updated ( Tuesday, 30 December 2008 )
 
Abandonnisme
Saturday, 15 November 2008
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n.m. (angl. abandonment complex)
 
Sentiment d'insécurité permanente lié à la crainte irrationnelle d'être abandonné.
 
L'abandonnisme est un état psychoaffectif de stress et de peur, permanent, provenant d'une crainte intense d'être abandonné de ses proches, de ses parents, sans qu'il n'y ait de réelle situation d'abandon. Des troubles d'attachement durant l'enfance, une personnalité dépendante affective, et une basse estime de soi représentent un terrain favorable à la survenue de ce trouble.

Modèle de comportement et de personnalité chez l'adulte

Il faut cependant noter que l'abandonnisme a subi de lourdes controverses et est utilisé dans plusieurs sens. Il peut désigner le mode relationnel (affectif et social) lié à la crainte angoissante de voir ses relations péricliter et autrui, les abandonner. Dans cette acceptation, certains auteurs font de l'abandonnisme une névrose d'abandon, caractérisée par la crainte sans raison objective quant aux relations en cours, dont les prédispositions peuvent être de nature différentes : estime de soi globalement faible (évitement, dépendance affective), névrosisme fort (et avec, les instabilités émotionnelles qui rendent toute relation difficile à suivre pour autrui), abandon réels dans le passé, vécu comme traumatisants, abandon répétitifs par le passé... L'abandonnisme peut être vu chez l'adulte comme conséquence d'une autre affection, pour laquelle les relations affectives et sociales sont altérées. Il est d'ailleurs souvent co-morbide à de tels troubles (trouble bipolaire, histrionisme, personnalité dépendante).

Modèle de personnalité chez l'enfant

Certains auteurs lient l'abandonnisme à un mode de fonctionnement relationnel spécifique, fait de contradictions affectives et comportementales, prenant sa source dès l'enfance dans les premières relations vécues ou sur la base d'un fonctionnement psychique relativement inné.
 
Dans cette acceptation, l'enfant et plus tard l'adulte, vivent sur le paradoxe affectif, cherchant les preuves du lien avec autrui par la demande d'actions, d'attitudes, difficiles à émettre ou injustifiées. Lorsqu'ils les obtient, il ne les désire plus (seul le fait de les obtenir constitue la preuve attendue, et n'apporte que rarement satisfaction en soi). Lorsqu'il ne les obtient pas, l'angoisse et la frustration se retrouvent "justifiées"... Ce qui rend difficile les relations et peut aboutir à un cercle vicieux proche de ce que l'on peut trouver chez les paranoïaques. Certains auteurs ont donc considérés l'abandonnisme comme une pathologie mixte avec composantes psychotiques et névrotiques.

Ce qu'il faut en retenir

En premier lieu, il faut noter que l'entité "abandonnisme" est mal définie, dépendante des auteurs et de théories sous-jacentes, et ne présente pas d'étiologie précise. De ce fait, elle constitue une source de spéculations formidable, mais néanmoins, ne constitue pas une entité clinique propre. L'abandonnisme est plutôt souvent vu comme un symptôme apparaissant à la suite d'affections plus générales ou de troubles de la personnalité.
 
La crainte liée à l'abandon peut prendre sa source dans des faits réels et indépendants du sujet (abandons multiples, traumatisme). C'est alors le mode relationnel du moment qui se révèle inadéquat, et l'influence du passé sur ses réponses présentes. Une telle étiologie répond globalement bien à des thérapies cognitives qui vont se baser sur la modification de schèmes cognitifs inadéquats.
 
La crainte peut également être liée à la persistance d'un mode de personnalité propice à l'angoisse et à la crainte, sans réelle situation d'abandon. L'insécurité affective semble plus profonde et le traitement direct de la symptomatologie abandonnique doit vraisemblablement s'accompagner d'un examen plus poussé. Dans la majorité des cas, d'autres troubles se sont mis en place en co-morbidité, le traitement de ces troubles améliore l'état affectif du patient.
Last Updated ( Tuesday, 30 December 2008 )
 
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