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Monday, 17 November 2008 |
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n.f. (angl : lallation, lamdacism) Orthophonie : Défaut de prononciation résultant de la palatalisation du son /l/ (L). Ce défaut se traduit par le marquage plus prononcé du son /l/, la langue touchant le palais de manière plus appuyée et trop en avant, ce qui donne l'impression d'insister sur la consonne, voire de la transformer en /r/. Dev : Ensemble des productions non articulées du bébé, se produisant de 1 à 9 mois (voir aussi babillage) dont le trait prédominant est la variabilité mélodique. Ces productions permettent à l'enfant d'augmenter et d'affiner la gamme sonore de son langage, jusqu'à ce que le contrôle des sonorités principales de sa langue devienne automatique. Cette activité peut apparaitre dès le premier mois, au fur et à mesure que l'enfant acquiert le contrôle et la coordination motrice des muscles vocaux. Il en tire des sons ou des suites de sons (la lallation peut être multisyllabique) dont l'intonation, le rythme ou la mélodie peuvent varier. Cette lallation est parfois considérée comme l'exercice permettant à l'enfant d'affiner la mélodie de son langage. La lallation n'est par ailleurs pas à proprement parler en lien direct avec la langue, puisqu'elle produit davantage de sonorités que ce que nécessite la langue. La lallation repose sur l'usage des voyelles dont le son peut être modifié de manière continue. |
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Last Updated ( Friday, 23 October 2009 )
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Friday, 23 October 2009 |
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n.f. (psychan.) Ensemble des spécificités du langage utilisé par l'homme pour communiquer avec l'Autre et lui même. La Lalangue se constitue essentiellement par apprentissage familial, elle reflète l'idiosyncrasie langagière du sujet, c'est à dire toute spécificité propre, comme les traits grammaticaux, les signifiants (le sens de ses mots), la prononciation, etc... Développé par Lacan, ce concept de Lalangue serait la matière dont est formé l'inconscient, non le langage en ce qu'il y'a de commun chez quelqu'un, avec le reste de la population, mais ce même langage augmenté de toutes les spécificités (le sens que cet homme donne à tel ou tel mot, son intonation, sa connotation, etc...) propres à cet individu. Il est alors en quelque sorte la langue maternelle déformée par les particularités de celui qui l'utilise. Par exemple, si le mot "escroc" possède une définition universelle et peu variable, le sens qu'il revêt pour chacun n'est pas identique, mais plutôt semblable (et pas toujours) : il dépend également du contexte et des circonstances, sa connotation peut être très négative (pour quelqu'un qui se serait fait rouler par un escroc) ou très peu négative (par exemple, pour une mère disant en souriant à son enfant, qu'il est un escroc car il lui a menti). Comme le souligne Lacan, l'inconscient, structuré comme un langage, n'est pas pour autant universel mais très spécifique à chacun d'entre nous, c'est pourquoi on s'accorde à considérer un langage relativement universel et invariant, tout en sachant qu'il existe en fait autant de langages, de langues, que d'hommes, chacun ayant sa propre lalangue. |
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Last Updated ( Friday, 23 October 2009 )
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Thursday, 22 October 2009 |
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n.m. (angl. Maze Test - Porteus Maze) Epreuve constituée de labyrinthes sur papier, originalement conçue pour évaluer la déficience mentale en terme d'adaptabilité sociale et de délinquance, servant essentiellement désormais dans le diagnostic de troubles déficitaires de l'attention et troubles liés à des lésions frontales. Décrit et publié dès 1915, le test des labyrinthes avait pour objectif primaire d'évaluer une intelligence pratique et sociale, que l'échelle Binet-Simon semblait ne pas discriminer. Cette dernière se focalisait sur des capacités "scolaires" telle que le vocabulaire, les connaissances et la mémoire, sans prendre en compte les capacités d'adaptation aux relations ou aux problèmes rencontrés. Ainsi, le test des labyrinthes fut mis au point par S. Porteus en vue d'évaluer la déficience mentale en terme d'adaptabilité sociale, de compétence à planifier, non couvertes par l'échelle Binet-Simon. Les différentes mesures de corrélations effectuées sur le test des labyrinthes ont finalement amené Porteus à le concevoir comme une épreuve évaluant principalement la capacité à planifier. Le test des labyrinthes se compose de séries de labyrinthes dessinés sur papier, présentés par ordre croissant de difficulté. Le sujet doit parcourir le labyrinthe à l'aide d'un crayon, de l'entrée jusqu'à la sortie. Une autre feuille contenant le même labyrinthe est proposée si le sujet aboutit à une impasse. Après un nombre trop élevé d'erreurs commises sur le même labyrinthe, le test s'arrête. On peut noter plusieurs types d'erreurs, ce qui permet une évaluation qualitative (tracés coupant les parois, erreurs de direction, lever de crayon...). Deux notes sont calculées à partir des données recueillies : une note NA d'âge-Test fondée sur la difficulté des labyrinthes réussis ainsi que le nombre d'essais nécessaires pour les réussir, et une note qualitative NQ fondée sur le nombre et le type d'erreurs commises (certaines erreurs étant davantage pondérées), sur l'ensemble des labyrinthe (réussis ou non). NA correspond à l'habileté à la résolution du problème, et en ce sens, s'apparente à un quotient perceptif et intellectuel, représentant notamment les capacités de planification, l'apprentissage, la perception spatiale... Cette note est particulièrement pertinente dans l'évaluation de troubles liés à des lésions frontales. NQ évalue davantage certains déficits ou troubles comme l'impulsivité, la persévérance dans un comportement (refaire une même erreur de chemin) et correspond alors à une note de qualité d'exécution du tracé. En ce sens, elle se rapproche de l'évaluation des commandes motrices et de la boucle perception/action. Les premières versions ont subi diverses modifications au fur et à mesure de l'affinage de cet outil ; une version finale fut publiée en 1933, à laquelle s'ajoutent une extension (1955) ainsi qu'un supplément (1959) permettant d'amenuiser les effets d'apprentissage lors de retests. |
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Last Updated ( Friday, 23 October 2009 )
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Thursday, 22 October 2009 |
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n.m. (angl : Maze) Situation expérimentale d'apprentissage et de planification, dans laquelle un animal doit se rendre d'un point de départ à un point d'arrivée, tandis que la structure permet de prendre plusieurs chemins, au moins un mauvais et un bon. Chaque endroit pour lequel l'animal doit prendre un chemin ou un autre est appelé point de choix. Les labyrinthes les plus simples, en T ou en Y, n'ont qu'un seul point de choix. Adaptés à l'homme, les labyrinthes en psychologie (notamment clinique) sont des feuillets sur lesquels le sujet doit tracer un chemin partant d'un point, pour arriver au point final. D'autres variantes portent le nom de labyrinthe, comme les labyrinthes à stylet, pour lesquels le sujet doit déplacer sa main en aveugle en suivant des gorges qui constituent le tracé du labyrinthe. Les labyrinthes permettent d'observer et d'évaluer les capacités d'apprentissage. Habituellement, le labyrinthe se résout suite à une phase d'apprentissage dans laquelle les erreurs de chemins, aboutissant à une impasse, sont mémorisées (théorie des essais et erreurs). Si plusieurs chemin peuvent mener à la sortie du labyrinthe, une seconde phase d'apprentissage parallèle à la première permet à l'animal de retenir le chemin le plus court.(optimisation de la résolution du problème) Les premiers labyrinthes étaient généralement construits sur le modèle d'une surface plane comportant des parois. Seuls les couloirs/embranchements proches étaient alors visibles, et la connaissance de l'environnement, limitée au champs de vision (ou autres perceptions telles que des odeurs). Le courant cognitiviste s'intéressa davantage aux cartes cognitives représentant mentalement l'environnement. Des labyrinthes surélevés formés de planches sans parois permettaient alors à l'animal de se forger une représentation de l'espace et du chemin à parcourir vers le point de récompense (la fin du labyrinthe). Les quantités utiles (variables dépendantes) des labyrinthes varient en fonction de la simplicité de ceux-ci : pour un labyrinthe complexe, le nombre d'erreurs et d'essais avant de trouver le bon chemin, le temps pris pour aboutir à la sortie, constituent les variables habituellement mesurées. Cependant, si le labyrinthe est simple (par exemple, labyrinthe en T), les temps de latence et de parcours revêtent une importance accru, tandis que la mesure des erreurs n'est plus réellement pertinente. De prime abord, on considérait la résolution de labyrinthe comme le reflet des capacités de planification, de résolution de problèmes, et d'apprentissage. Certaines corrélations ont toutefois été mises en évidence entre la capacité à résoudre le labyrinthe et l'adaptabilité sociale : Les tests des labyrinthes de S. Porteus (1933, 1955, 1959) administrés à des populations délinquantes, des populations TDAH ou des populations contrôles, ont permis de mettre à jour la sensibilité de ces labyrinthes à des caractéristiques psychologiques telles que l'impulsivité, la planification, la mémoire spatiale, le contrôle moteur... La sensibilité à ces variables est cependant critiquée et imprécise ; les tests des labyrinthes, pour l'étude de fonctions mentales supérieures, s'accompagne donc généralement d'autres tests pour lesquels les labyrinthes constituent un complément. |
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Monday, 19 October 2009 |
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n.f. (angl. lability) : syn : labilité affective Humeur ou expressions d'humeur instables et excessivement changeantes, se rencontrant notamment dans l'hystérie ou les troubles de personnalité histrionique, ainsi que dans des troubles neurologiques touchant le contrôle des émotions. On parle généralement de labilité émotionnelle ou affective pour préciser la teneur psychologique de ce terme. On évoque plus volontiers le terme de labilité affective si l'humeur est changeante, labilité émotionnelle si les expressions d'humeur sont changeantes. La nuance permet de distinguer les cas pour lesquels les expressions d'humeur ne reflètent pas nécessairement l'humeur elle même (par exemple, rire quand on est pourtant malheureux). Elle fut décrite à l'origine en rapport avec l'hystérie, pour laquelle le patient présente une humeur très variable dans le temps et dans l'intensité, passant par exemple de la colère à la joie, aux pleurs, parfois en quelques minutes seulement. Par la suite, le terme fut repris pour décrire les changements rapides d'humeur rencontrés dans les accès maniaques et troubles d'agitation. Cependant, plusieurs pathologies d'origine organique peuvent présenter ce symptôme, que ces affections soient localisées au niveau du cerveau et du système nerveux (Syndrome pseudo-bulbaire de la sclérose en plaque) ou au niveau d'acteurs physiologiques hormonaux (hyperthyroïdie).Il faut noter qu'en ces cas, ce sont davantage les expressions d'humeurs qui sont excessivement variables (rires et pleurs spasmodiques). On retrouve cette distinction entre humeur variable et expression d'humeur variables au niveau cérébral : tandis que la labilité affective prendrait davantage sa source dans un dysfonctionnement de zones intervenant dans le contrôle émotionnel volontaire (cortex frontal médian, notamment), la labilité émotionnelle serait liée à un dysfonctionnement, dans le tronc cérébral, des zones importantes pour l'expression émotionnelle involontaire. |
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Le génie, en définitive, n'est guère plus que la faculté de percevoir sur un mode inhabituel. William James Précis de Psychologie
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