|
|
|
Définitions les plus lues
|

|
|
Accueil
|
|
Saturday, 07 November 2009 |
|
There are no translations available
n.f.(angl. Bales grid) Outil d'analyse quantitative et qualitative des relations interindividuelles et de la dynamique de groupe lors de l'exécution d'une tache. La grille de Bales et la méthodologie associée ont été inventées par Robert Bales afin de réaliser une typologie des interactions (typiquement, des interventions orales) lors de réunions de groupe de travail. Dans de tels groupes, pour lesquels les membres sont censés avoir le même statut, on voit spontanément émerger des rôles différents, dépendant à la fois de la tâche à accomplir, des spécificités individuelles et collectives. La grille de Bales permet d'établir des profils individuels, d'analyser la qualité des relations socio-affectives et des comportements orientés vers le travail, à partir du type et du nombre d'interactions(1).
Dans ce but, un observateur note la portée (affective, centrée sur le travail), la valeur (intervention positive, négative) et la nature (intervention centrée sur soi, sur autrui, sur une autre intervention). Pour cela, il classe chacune de ces interventions parmi 12 catégories : 6 catégories concernent les interventions centrées sur le travail en cours, 6 autres sur les relations interpersonnelles, socio-affectives. Dans chacun de ces deux domaines, 3 catégories permettent de décrire, selon leur nature, des aspects positifs de l’intervention, 3 autres, inversement, des aspects négatifs. L’utilisation de cette grille et la typologie qui en découle permettent l’analyse de la dynamique du groupe occupé à la tache. En ce sens, elle se différencie d’un sociogramme type « Moreno » qui donne une description relativement statique du groupe. L’outil donne donc accès à des critères objectifs de mesure du « fonctionnement » du groupe. Robert Bales fournit un outil qui se montrera très utile non seulement dans l’évaluation de processus sociaux, mais également en temps qu’application pour le milieu du travail et des entreprises, ou le milieu scolaire. Catégories décrite par Bales
Catégories centrées sur les relations interpersonnelles (socio-affectives), manifestations positives. 1 – Manifestation de solidarité, de sympathie, aide 2 – Détente et relâchement de tension 3 – Manifestation d’un accord
Catégories centrées sur le travail, manifestations positives 4 – Suggestions 5 – Intervention exprimant l’avis, l’opinion 6 – Intervention directive, donnant des informations ou une orientation de travail
Catégories centrées sur le travail, manifestations négatives 7 – Demande d’informations 8 – Demande d’avis, d’opinions 9 – Demande de suggestions
Catégories centrées sur les relations interpersonnelles, manifestations négatives. 10 – Manifestation de désaccord 11 – Manifestation de stress ou de gêne, de tension 12 – Attaque relationnelle, manifestation d’animosité
Méthodologie et analyseGénéralement, l'observateur est en observation directe non participative : il assiste en spectateur à la réunion de travail, en retrait. Pour s’assurer de la neutralité de l’observateur, de la pertinence des grilles, on peut placer plusieurs observateurs, chacun avec leur grille, puis les comparer à la fin de la séance de travail, sachant que les concordances entre observateurs révèlent des profils particulièrement visibles et donc significatifs.
On peut ainsi observer des leaders de groupe, préférant généralement s’adresser à plusieurs personnes plutôt qu’à une en particulier, recueillant des avis favorables et des accords. Un leader affectif suscitera et émettra davantage de manifestations de sympathie, tandis qu’un leader centré sur le travail privilégiera des interventions plus directives et adaptées à la résolution du problème en cours. La grille permet également de révéler les difficultés d’un groupe de travail dues à un manque de dynamisme ou une ambiance affective stressante. Une analyse plus poussée du type de problème, selon les catégories d’intervention au sein des groupes de 3 catégories, donne également une information : demandes et émissions de suggestions mettent en évidence un problème d’organisation du travail, tandis qu’avis et opinions reflètent davantage l’évaluation de ce travail. L’échange d’information peut signer l’absence d’investissement sur un travail ou au contraire une forte motivation. Un nombre supérieur d’interventions positives place le participant dans une classe dirigeante, concernant la tache en cours. Cette grille est, avec le sociogramme de Moreno, l'un des premiers outils permettant d'évaluer le groupe, ses membres et son fonctionnement. |
|
Last Updated ( Saturday, 07 November 2009 )
|
|
Read more...
|
|
|
Friday, 06 November 2009 |
|
There are no translations available
n.f. (angl. crowd) Groupe important de personnes, caractérisé par la fusion des individualités psychologiques au sein d'une unité mentale, entrainant l'émergence de processus modifiant les réactions individuelles, tels que la déresponsabilisation ou la modification de la sensibilité émotionnelle. Il s'agit d'une entité sociale à part entière dont la formation engendre un nivellement des caractéristiques personnelles, et l'acquisition de nouvelles propriétés. Si plusieurs auteurs comme Gabriel Tarde et Augustin Hamon se sont intéressés dès la fin du 19ème siècle aux caractéristiques de groupes ou d'institutions particulières, Gustave Le Bon est le premier qui tente de cerner le phénomène de foule, sa formation, les processus qu'elle met en oeuvre, ses conséquences tant au niveau de l'individu que de l'entité sociale ainsi créée. Dans son oeuvre "Psychologie des foules" (1895), il souligne la conformisation de diverses individualités vers une unité mentale lorsqu'un regroupement motivé par une même ambition se forme. Au sens ordinaire, le mot foule représente une réunion d'individus quelconques, quels que soient leur nationalité, leur profession ou leur sexe, quels que soient aussi les hasards qui les rassemblent. Au point de vue psychologique, l'expression foule prend une signification tout autre. Dans certaines circonstances données, et seulement dans ces circonstances, une agglomération d'hommes possède des caractères nouveaux fort différents de ceux de chaque individu qui la compose. La personnalité consciente s'évanouit, les sentiments et les idées de toutes les unités sont orientés dans une même direction. Il se forme une âme collective, transitoire sans doute, mais présentant des caractères très nets. La collectivité devient alors ce que, faute d'une expression meilleure, j'appellerai une foule organisée, ou, si l'on préfère, une foule psychologique. Elle forme un seul être et se trouve soumise à la loi de l'unité mentale des foules. - Gustave Le Bon. Psychologie des Foules, chapitre 1 (1895)
Le Bon définit dans un premier temps une foule comme un organisme social spontané qui va niveller les comportements sociaux : l'individu possédant sa personnalité propre, va reléguer celle-ci au second plan lorsqu'il intègre une foule, et adhérer aux idées et actions de cette foule comme si elles lui étaient propres. De plus la foule entraine une sensation de toute puissance associée à une déresponsabilisation qui permet à l'individu en foule de laisser libre cours à ses pulsions.
Le Bon analyse au sein de la foule, d'autres caractéristiques, que sont la contagion mentale et la suggestion : la contagion mentale est une forme de conformisme ou d'imitation poussant l'individu à adopter des comportements cohérents avec ceux de sa foule, même si cela va contre son intérêt. La suggestion est une forme d'abolition de la volonté propre : l'individu se laisse entrainer malgré lui vers des buts qui le dépassent et adhère facilement à de nouvelles idées émises au sein de la foule qui l'accueille, sans qu'il n'aie besoin ni réellement possibilité de les confronter à sa réflexion.Opinions et croyances sont ainsi véhiculées et partagées sans réel discernement, ce que Le Bon évoque par ailleurs comme une constante sociale, avec l'aphorisme : La plupart des hommes sont incapables de se former une opinion personnelle mais le groupe social auquel ils appartiennent leur en fournit de toutes faites.
Ce manque de discernement rend l'individu crédule lorsqu'il se trouve en foule, et explique que les images simples et fortes impressionnent et vont orienter les comportements de l'individu, tandis que les discours raisonnés n'auront que peu d'effet. Le système de pensée se base alors davantage sur les émotions fondamentales (colère, joie, peur...) que sur la raison. Ce constat n'est pas forcément négatif : une foule peut s'orienter sur des comportements criminels à la suite d'une suggestion du leader ou de l'un des membres, mais peut également obéir à une émotion positive l'amenant jusqu'à l'héroïsme ou le sacrifice. Dans les deux cas, la foule provoque l'exacerbation d'un comportement que l'individu n'aurait probablement pas émis s'il s'était retrouvé seul. |
|
Last Updated ( Friday, 06 November 2009 )
|
|
|
Thursday, 05 November 2009 |
|
There are no translations available
n.m. (angl. Sick building syndrom) Ensemble de symptômes d'origine inexpliquée, associé à un lieu particulier (lieu de travail, de loisir, immeuble...) et partagé par un nombre important de personnes. Régulièrement, le SBM se propage majoritairement de façon épidémique et s'éteint généralement avec la prise de mesures sanitaires, sans que celles-ci ne traitent forcément l'origine du trouble. Les causes du syndrome du bâtiment malsain (SBM) restent très mal connues : les caractéristiques communes des cas répertoriés suggèrent l'effet potentiel de nombreux facteurs, sans toutefois qu'on ne puisse les relier avec certitude, aux symptômes. C'est par ailleurs l'une des caractéristiques diagnostiques : le syndrome du bâtiment malsain est évoqué en présence d'une épidémie dont l'origine reste inexpliquée, après exclusion des autres causes potentielles. Cela peut signifier l'inefficacité des moyens mis en oeuvre pour identifier l'origine, mais également la nature psychologique du trouble, sans besoin d'une cause matérielle. En pratique, c'est une conjugaison de facteurs physiques (électromagnétisme, toxicité, pollution...) et psychologiques qui vont fournir une hypothèse explicative liée généralement à l'état du lieu observé (bâtiment neuf, présence de substances jugées potentiellement dangereuses, etc...), l'état des relations socio-affectives des personnes (conflits de travail, stress, défauts de management...) et l'ambiance d'anxiété qui signent généralement la présence d'un SBM. Parmi les causes évoquées : - caractère neuf du bâtiment : selon l'OMS, près de 30% des bâtiments neufs présenteraient dans leur locaux des formes de SBM. Les aspects physiques supposément déclencheur du syndrome concernent principalement les odeurs, le changement de cadre, mais le SBM peut se développer dans un bâtiment répondant fidèlement à toutes les normes en cours.
- présence d'agents chimiques ou biologiques jugés dangereux : microbes, substances toxiques...
- présence d'éléments électromagnétiques jugés dangereux : fils électriques ou antennes de relais postées non loin, électricité statique imputée aux matériaux...
- Pollution de l'air ou mauvaise ventilation
- etc...
Ces causes concernent les symptômes physiques, essentiellement. D'autres causes de nature psychologiques peuvent être évoquées qui concernent à la fois les symptômes physiques, et la nature de l'épidémie (déclaration, propagation, maintien) : un climat de morosité ou d'anxiété est un facteur de risque. Les personnes stressées, physiquement ou émotionnellement, présentent un risque accru de développer le syndrome, de même que les femmes et les enfants. Généralement, le terrain psychologique présentera des caractéristiques fortement similaires à celles des phénomènes psychogéniques de masse, à tel point qu'on différencie régulièrement ces deux syndromes, uniquement sur la base de la présence effective de facteurs environnementaux potentiellement dangereux (mais dont la dangerosité est peu explicable). De plus en plus, on reconnaîtra dans le SBM la conjugaison de multiples facteurs physiques, relativement anodins lorsqu'ils sont présents séparément, et amplifiés par des facteurs socio-psychologiques. Les symptômes physiques sont généralement peu spécifiques d'une étiologie particulière (maux de tête, malaises, irritations), disparaissent rapidement et semblent n'avoir aucune cause médicalement explicable. |
|
Last Updated ( Friday, 06 November 2009 )
|
|
Read more...
|
|
|
Wednesday, 04 November 2009 |
|
There are no translations available
n.f. (angl. mass hysteria) Phénomène d'origine psychogène comprennant des manifestations psychosomatiques réelles, se propageant par contact visuel et sonore à un ensemble de personnes, sur une période de temps limitée. Le terme est peu à peu abandonné et on lui préfère celui de phénomène psychogénique de masse. L'hystérie collective présente certaines caractéristiques de l'hystérie comme la suggestibilité, notamment émotionnelle. Les symptômes physiques réels, généralement bénins (rougeurs, maux de têtes, irritations, malaises) vont se propager préférentiellement par la vue et le son, à un ensemble de personnes, évoquant ainsi une épidémie. Dans la majorité des cas, aucun facteur environnemental ne pourra être mis en évidence, bien que les autorités puisse parfois en suggérer un, afin d'atténuer l'ampleur de la propagation et l'inquiétude qui en résulte. Un terrain anxiogène prédisposant, comme des conflits sur le lieu de travail ou la présence d'un facteur environnemental gênant (mais non nocif, par exemple, une odeur particulière, l'intérêt des médias ou la présence des services sanitaires et sociaux peuvent amener la population à s'inquiéter davantage d'un risque de santé, ce qui peut alors encourager l'épidémie. Femmes, enfants et adolescents sont plus largement touchés, d'autres caractéristiques comme la distribution des nouveaux cas, la labilité des symptômes physiques, peuvent aider à poser le diagnostic(1). Pour plus d'information, voir phénomène psychogénique de masse. |
|
Last Updated ( Friday, 06 November 2009 )
|
|
Read more...
|
|
|
Wednesday, 04 November 2009 |
|
There are no translations available
Trouble d'origine psychologique présentant des manifestations somatiques relativement bénignes, lesquels touchent sur une période retreinte de nombreuses personnes, par mode de propagation sonore et visuel, sans cause organique identifiable. Anciennement appelé hystérie collective, le phénomène psychogénique de masse se caractérise par le fait qu'un ensemble de personnes présentent, sur une durée limitée, des symptômes physiques similaires dont la cause matérielle est difficilement décelable voire absente. Les phénomènes psychogéniques de masse présentent plusieurs caractéristiques relativement communes : - Un cas index à partir duquel se propage la maladie, par voie sonore et visuelle (suggestion émotionnelle)
- femmes, enfants, adolescents sont plus volontiers touchés
- présence d'un facteur anxiogène stressant, souvent sur un lieu de travail prédisposant
- symptômes physiques aspécifiques, inconstants, bénins (céphalées, rougeurs, malaises..)
- absence de facteur environnemental déterminant expliquant les symptômes physiques
Le phénomène psychogénique de masse est sensible à l'atmosphère angoissante que suscite généralement la présence des médias et des acteurs médicaux et sociaux, face à l'épidémie. L'origine psychogène et l'ampleur du phénomène, associées à la réalité des symptômes physiques, rendent difficile le diagnostic. Celui-ci doit pourtant être évoqué précocément afin d'enrayer la propagation et dédramatiser la situation. Syn. Syndrome psychogénique de masse, hystérie collective, syndrome du bâtiment malsain, syndrome collectif d'hystérie |
|
Last Updated ( Wednesday, 04 November 2009 )
|
|
Read more...
|
|
| << Start < Prev 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Next > End >>
| | Results 31 - 35 of 415 | |
|
Qui est en ligne
We have 21 guests online
La citation du jour
Derrière le bébé, il n'y a pas seulement les neuf mois de conception d'un individu, mais les millions d'années de l'espèce ! Henri Piéron Vocabulaire de la psychologie
|