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Monday, 17 November 2008 |
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Médecin psychiatre et psychanalyste français (Paris - 1901 - 1981), figure emblématique de la psychanalyse française, il professa un enseignement majoritairement oral centré autour de l'idée d'un inconscient structuré et proche du langage. Lacan utilisera donc des outils lnguistiques pour défendre une approche structuraliste des oeuvres freudiennes. Il passe sa thèse de psychiatrie sur la thématique de la psychose paranoïaque en 1932, année au cours de laquelle il se plonge dans la psychanalyse, par une analyse personnelle, avec Loewenstein. Dès 1936, il marque la discipline par l'introduction du concept de "stade du miroir". Dès lors, bien qu'il introduit de nombreux nouveaux concepts, il professera un "retour aux sources" et aux théories freudiennes. Il enseigne pendant 10 ans à Saint-Anne puis devient chargé de conférence à l'Ecole Pratique des Hautes Etudes (1963), quitte les sociétés officielles de psychanalyse pour fonder l'Ecole Freudienne de Paris (dissoute en 1980). L'enseignement majoritairement oral de Lacan laisse derrière lui de nombreux rapports de conférences : Ecrits 1966) et Séminaires depuis 1975. La majeure partie de son oeuvre se situe autour des deux énoncés : "L'inconscient est le discours de l'Autre" et il "est structuré comme un langage". Il explique le rapport à l'Autre comme élément fondateur de l'homme : l'être humain ne se constitue que dans l'Autre et l'objet, tandis que son désir est avant tout celui qu'il aperçoit dans l'Autre. La parole et la communication sont le moyen et le lieu d'existence de l'homme, tandis que le désir constitue son inconscient : il n'est jamais assouvi, sans cause et sans objet. Le fait que l'inconscient soit structuré comme un langage lui permet notamment de travailler en parallèle de la linguistique et de l'anthropologie, et de réutiliser leurs concepts, avec pour but de réinterprêter les oeuvres de Freud à la lumière des acquis de grands auteurs tels que Ferdinand de Saussure ou Claude Levi-Strauss. |
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Last Updated ( Saturday, 14 November 2009 )
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Sunday, 08 November 2009 |
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n.f. (angl. coaction effect) Amélioration des performances individuelles à des tâches motrices et intellectuelles due à la présence d'autrui en train d'accomplir les mêmes tâches. La coaction est, avec l'effet d'audience, l'un des composantes de la facilitation sociale. Social. Cet effet fut démontré par Norman Triplett(1) dans ce qui sera considéré par la suite comme la première publication scientifique de psychologie sociale : The dynamogenic factors in pacemaking and competition. Dans cette étude, Triplett montre que la présence de pairs et plus fortement en situation de compétition, améliore nettement la performance physique des cyclistes. Par la suite, il recréé en laboratoire une situation pour laquelle, avec un maximum de variables contrôlées, il démontre la présence de cet effet sur des tâches motrices simples données à des enfants. Floyd Allport démontrera en 1920 la présence d'un effet de coaction dans des tâches intellectuelles(2) : les performances individuelles d'étudiants à des associations de mots ou des contre-argumentaires s'améliorent s'ils sont placés en groupe avec des personnes affairées à la même tâche, que s'ils sont seuls. Selon cet auteur, la perception des mouvements d'autrui et la rivalité ressentie seraient les principaux facteurs amenant à un effet de facilitation sociale en situation de coaction. |
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Last Updated ( Monday, 09 November 2009 )
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Sunday, 08 November 2009 |
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n.f. (angl. Ringelmann effect) Diminution des performances individuelles dans une tache collaborative simple, imputée au manque de coordination et à la paresse sociale. Social. L'effet Ringelmann s'oppose classiquement à la facilitation sociale, laquelle suggère l'augmentation des performances individuelles lorsque des pairs sont présents (audience ou co-action). Dans une étude lancée à partir de 1882, Ringelmann effectue une série d'essais(1) lors desquels il mesure la force déployée par des hommes dans des tâches motrices relativement simples. Notamment, il demandait à ces hommes de tirer de toute leur force sur une corde, et mesurait à l'aide d'un dynamomètre la performance de chacun, seul, ou en groupe. Contrairement à la croyance selon laquelle le tout est plus que la somme des parties, les expérimentations révélèrent la diminution des performances individuelles au fur et à mesure que le nombre de participants augmentait. Ainsi, un groupe de 7 hommes déployaient ensemble une force nettement inférieure à celle déployée par ces trois hommes, séparémment. Un groupe de 14 personnes déployait une force correspondant à celle de 10... Plusieurs hypothèses explicatives ont été proposées pour expliquer l'effet Ringelmann : - le manque de coordination : plus le nombre de participants augmente, plus les pertes dues au manque de coordination sont élevées. Cette hypothèse émise par Steiner fut relativisée par Ingham et al (1974) qui explique que le seul manque de coordination ne suffit pas à expliquer l'ampleur de la diminution(2).
- l'impact social (théorie de l'impact social, Latané, 1981) : lors d'une expérience, Latané demande à des sujets de crier le plus fort possible. Il remarque qu'un sujet seul mais à qui on fait entendre le cri de plusieurs personnes lors de la passation, diminue sa performance de la même façon que si les personnes étaient physiquement présentes. Selon Latané, c'est la perception du groupe qui entraîne la diminution des performances.
- absence d'évaluation : le fait que les personnes en groupe ne se sentent pas évaluées individuellement, ni n'aient la possibilité d'évaluer leurs voisins ou eux mêmes, serait une caractéristique nécessaire pour amener un effet Ringelmann.
- la diminution de la motivation : l'effort consenti à la tache collective serait notamment fonction de l'évaluation de la rentabilité de cet effort, en rapport avec le but à atteindre.
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Saturday, 07 November 2009 |
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n.f. (angl; Bogardus social distance scale) Echelle psychologique créée par Emory S Bogardus dans le but de mesurer la propension d'un sujet à établir ou accepter des contacts sociaux, de degrés divers de proximité, avec des membres de groupes sociaux différents (par l'ethnie, les pratiques sexuelles, le statut social, etc...) Social. Créée en 1925, l'échelle de distance sociale de Bogardus est une simple grille comportant 7 items classés par ordre hiérarchique. On propose au sujet d'évaluer sa propre volonté à accepter un contact social, par exemple : Accepteriez vous un chinois... - comme relation proche par mariage (beau-frère, belle-mère...) : 1 point
- comme ami proche : 2 pts
- comme voisin ou dans la même rue : 3 pts
- comme collègue au travail : 4 pts
- comme habitant de la même ville : 5 pts
- comme visiteur dans le pays : 6 pts
- vous l'excluriez du pays : 7 pts
Un score de 1 signifie qu'il n'y a pas de distance sociale émise à l'encontre du groupe concerné. L'échelle de Bogardus est une échelle de type Guttman, cumulative (items rangés par ordre hiérarchique) : rejeter un item signifie généralement le rejet de tous les items précédents. Aux USA, l'échelle fut proposée à une large population afin d'évaluer en 1925, 1946, 1956, 1966, l'évolution de cette distance sociale dans la culture américaine, montrant ainsi une baisse de cette valeur dans la culture américaine, au fil du temps. L'échelle a cependant été critiquée sur de nombreux points : trop simpliste, elle ne tient pas compte du fait que les attitudes mobilisées pour un ami proche ne sont pas forcément les mêmes que pour un visiteur ou un habitant de la même ville. Elle constitue toutefois l'une des premières tentatives de mesure des attitudes, par création d'un outil spécifique. A sa suite se développeront des échelles plus élaborées, avec notamment les méthodologies de Thurstone (1928, 1931) et Likert (1932). |
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Saturday, 07 November 2009 |
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n.f.(angl. Bales grid) Outil d'analyse quantitative et qualitative des relations interindividuelles et de la dynamique de groupe lors de l'exécution d'une tache. La grille de Bales et la méthodologie associée ont été inventées par Robert Bales afin de réaliser une typologie des interactions (typiquement, des interventions orales) lors de réunions de groupe de travail. Dans de tels groupes, pour lesquels les membres sont censés avoir le même statut, on voit spontanément émerger des rôles différents, dépendant à la fois de la tâche à accomplir, des spécificités individuelles et collectives. La grille de Bales permet d'établir des profils individuels, d'analyser la qualité des relations socio-affectives et des comportements orientés vers le travail, à partir du type et du nombre d'interactions(1).
Dans ce but, un observateur note la portée (affective, centrée sur le travail), la valeur (intervention positive, négative) et la nature (intervention centrée sur soi, sur autrui, sur une autre intervention). Pour cela, il classe chacune de ces interventions parmi 12 catégories : 6 catégories concernent les interventions centrées sur le travail en cours, 6 autres sur les relations interpersonnelles, socio-affectives. Dans chacun de ces deux domaines, 3 catégories permettent de décrire, selon leur nature, des aspects positifs de l’intervention, 3 autres, inversement, des aspects négatifs. L’utilisation de cette grille et la typologie qui en découle permettent l’analyse de la dynamique du groupe occupé à la tache. En ce sens, elle se différencie d’un sociogramme type « Moreno » qui donne une description relativement statique du groupe. L’outil donne donc accès à des critères objectifs de mesure du « fonctionnement » du groupe. Robert Bales fournit un outil qui se montrera très utile non seulement dans l’évaluation de processus sociaux, mais également en temps qu’application pour le milieu du travail et des entreprises, ou le milieu scolaire. Catégories décrite par Bales
Catégories centrées sur les relations interpersonnelles (socio-affectives), manifestations positives. 1 – Manifestation de solidarité, de sympathie, aide 2 – Détente et relâchement de tension 3 – Manifestation d’un accord
Catégories centrées sur le travail, manifestations positives 4 – Suggestions 5 – Intervention exprimant l’avis, l’opinion 6 – Intervention directive, donnant des informations ou une orientation de travail
Catégories centrées sur le travail, manifestations négatives 7 – Demande d’informations 8 – Demande d’avis, d’opinions 9 – Demande de suggestions
Catégories centrées sur les relations interpersonnelles, manifestations négatives. 10 – Manifestation de désaccord 11 – Manifestation de stress ou de gêne, de tension 12 – Attaque relationnelle, manifestation d’animosité
Méthodologie et analyseGénéralement, l'observateur est en observation directe non participative : il assiste en spectateur à la réunion de travail, en retrait. Pour s’assurer de la neutralité de l’observateur, de la pertinence des grilles, on peut placer plusieurs observateurs, chacun avec leur grille, puis les comparer à la fin de la séance de travail, sachant que les concordances entre observateurs révèlent des profils particulièrement visibles et donc significatifs.
On peut ainsi observer des leaders de groupe, préférant généralement s’adresser à plusieurs personnes plutôt qu’à une en particulier, recueillant des avis favorables et des accords. Un leader affectif suscitera et émettra davantage de manifestations de sympathie, tandis qu’un leader centré sur le travail privilégiera des interventions plus directives et adaptées à la résolution du problème en cours. La grille permet également de révéler les difficultés d’un groupe de travail dues à un manque de dynamisme ou une ambiance affective stressante. Une analyse plus poussée du type de problème, selon les catégories d’intervention au sein des groupes de 3 catégories, donne également une information : demandes et émissions de suggestions mettent en évidence un problème d’organisation du travail, tandis qu’avis et opinions reflètent davantage l’évaluation de ce travail. L’échange d’information peut signer l’absence d’investissement sur un travail ou au contraire une forte motivation. Un nombre supérieur d’interventions positives place le participant dans une classe dirigeante, concernant la tache en cours. Cette grille est, avec le sociogramme de Moreno, l'un des premiers outils permettant d'évaluer le groupe, ses membres et son fonctionnement. |
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