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Sunday, 15 November 2009 |
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adj (angl : latent variable) Méthod. Variable non directement observable mais dont les valeurs peuvent être estimées à partir de données observables. C'est le cas par exemple des variables déterminées au cours d'une analyse factorielle, des variables estimées à partir du chronométrage de variables observables, telles que la différence entre deux temps de réaction à deux stimuli différents (voir aussi temps de latence). Spearman et Thurstone sont parmi les premiers auteurs ayant introduit les modèles à variables latentes en sciences humaines. Confrontés au problème inhérent à la psychologie, mesurer l'inobservable (attitudes, pensées, opinions...) les deux auteurs partent du principe selon lequel pour estimer ces variables, on peut observer la covariation de ces variables supposées et de certaines variables directement observables (parfois appelées variables manifestes). Concrètement et par exemple, on peut vraisemblablement évaluer la religiosité d'une personne, en comptabilisant son nombre de visites dans des lieux de cultes. Une variable observable peut alors être mise en lien avec des modèles théoriques de la psyché humaine, fondés sur l'existence d'états mentaux. Ces variables latentes sont tout aussi nombreuses que les états mentaux supposés, elles peuvent être évasives, floues ou relativement concrètes, ou encore, totalement inconnues : amour, attitude, inégalités scolaires, peur de l'avion, facteur X... On range sous le nom de variable latente plusieurs types de variables, au sens méthodologique : - les variables latentes hypothétiques, sont créées pour les besoins de l'expérimentation ou selon un cadre théorique concerné : le modèle théorique en psychologie sociale, des attitudes, par exemple, présuppose qu'existent des états mentaux que l'on va tenter d'évaluer à l'aide de questionnaires portant sur des opinions ou des comportements effectifs.
- les variables latentes globales ou facteurs, consistent en une estimation globale de nombreuses variables observées, c'est par exemple, une mesure de l'intelligence fondée sur le nombre de mots retenus sur une liste + le nombre d'erreurs à des jeux de logiques + un score représentant une variable latente supposée estimer l'intelligence verbale + etc... Ce type de variable synthétise en fait plusieurs variables observées. On obtient généralement moins de facteurs que de variables effectivement mesurées, car plusieurs peuvent être dépendantes. Dans ce cas, on estime un (ou plusieurs) facteur commun à ces variables observées, lequel représente la variable latente sous tendant les mesures.
S'il est difficile d'obtenir des estimations normées (c'est-à-dire, par rapport à des standards), il est par contre assez aisé d'établir des profils de covariations : une variable manifeste varie proportionnellement à une variable latente supposée (si ces variables sont fortement corrélées). Partant de ce principe, on peut observer au sein d'un modèle théorique, différentes variables manifestes et réaliser une analyse en facteurs communs et spécifiques (analyse factorielle) afin de déterminer quelles variables observables sont indépendantes entre elles, et s'il existe des facteurs indépendants, qui rendraient compte des mesures observées. Généralement, ceux-ci regroupent plusieurs des variables observables, relativement dépendantes entre elles, dont chaque groupe interdépendant correspondent à un facteur : la variable latente, inobservable directement. Cette analyse factorielle est l'une des plus connues, principalement parce qu'elle permet d'associer des variables latentes quantitatives à des variables observables (quantitatives également). Lorsque les variables observables sont qualitatives, on effectue une analyse des classes latentes (variable latente qualitative) ou analyse des traits latents (variable latente quantitative). |
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Sunday, 15 November 2009 |
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n.f : (angl : latency period ; allem : latenzperiode ou latenzzeit) psychan : période allant de la fin de la sexualité infantile (généralement, terminée après l'apparition et la résolution du complexe d'Oedipe) jusqu'à l'entrée en adolescence (puberté) et le retour des pulsions sexuelles. Dans la théorie Freudienne, la période de latence est la quatrième des cinq phases du développement psychosexuel, après la phase phallique et avant la phase génitale (fin de l'adolescence et âge adulte). L'enfant rentre en période de latence dès qu'il commence à résoudre son complexe d'Oedipe, prenant conscience qu'il ne peut satisfaire son désir du parent de sexe opposé. Cette période ne présente pas de nouvelle organisation du développement psychosexuel, mais plutôt une certaine stabilité. Cette période se caractérise par une desexualisation des relations d'objet et des sentiments d'amour (l'enfant éprouve de plus en plus de sentiments intermédiaires comme de la tendresse, de la pudeur, de la culpabilité) ainsi qu'une orientation sublimée vers les valeurs morales, la création artistique, etc...Les pulsions agressives et sexuelles s'expriment sous des formes socialement acceptables, l'enfant s'identifie au parent de même sexe et déplace sa libido en dehors de la triade Parents-enfant, vers ses amis ou des êtres symboliques (par exemple, les héros de bande dessinées, les sportifs...). Selon la théorie psychanalytique, c'est à la période de latence que débute l'amnésie infantile, qui signe l'intensification du refoulement. Le développement normal de l'enfant amène de nouveaux conflits, selon Anna Freud, tels que la rébellion envers l'autorité parentale. Cependant, relayer la résolution du Complexe d'Oedipe plonge l'enfant dans un contexte angoissant face au développement forcé de l'environnement : phobies scolaires, manque d'intérêt pour les jeux et les amis, apparition d'anxiété lorsque l'enfant est séparé de sa mère ou de son cadre de vie familial. |
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Sunday, 15 November 2009 |
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n.f. (angl : latency) Psychométrie. Durée qui s'écoule entre la présentation du stimulus et la réponse du sujet ou de l'animal face à ce stimulus. Cette durée est rarement intéressante en soi, cependant, elle a le mérite d'être observable et reflète le temps utile permettant de traiter une information, et d'initier une réponse. Précisément, elle indique au minimum le temps nécessaire pour percevoir le stimulus, l'intégrer et exécuter une réponse. Dans la plupart des cas, la mesure du temps de latence s'arrête dès l'initiation de la réponse si celle-ci prend trop de temps à être exécutée. On parle plus volontiers de temps de réaction, si la mesure comprend la durée du comportement effectif. Ceci dit, les temps de latence représentent l'ensemble des temps mesurables lors d'expérimentations, qui caractérisent la durée entre deux phénomènes : temps de réaction, temps de lecture ou temps de réponse, temps interprétatif (décision, jugement, ou compréhension) ... Généralement, on se servira alors du temps de latence pour obtenir l'évaluation d'une différence, par exemple, une moyenne des différences entre des temps de latence dans une condition A et dans une condition B. Dans de tels cas, la différence des mesures permet "d'effacer" les durées non pertinentes par rapport à l'hypothèse expérimentale (par exemple, le temps d'exécution lorsque l'on cherche à mesurer la différence de temps de traitement de deux stimuli), et d'obtenir une mesure spécifique des processus concernés, inobservables directement. Le temps de latence est ainsi vu comme un indicateur reflétant des activités mentales cachées (inobservables, telles que repérer, ou décider... voir variable latente). |
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n.f. (angl. latency) Décalage temporel systématique entre deux phénomènes entretenant une relation causale ou faisant partie d'une structure temporelle hiérarchique. La latence désigne le fait qu'une durée s'écoule entre les deux phénomènes, et par extension, désigne souvent également, cette durée elle même. Il peut s'agir d'un décalage entre l'application d'un stimulus à un système et la réaction que ce stimulus aura engendré, mais on parle également de latence dans le cas de deux phénomènes qui se suivent classiquement, sans qu'aucun lien causal direct ne soit démontré. Le terme latence est générique et concerne l'ensemble des sciences, on le retrouve pour caractériser, par exemple, une période spécifique de développement, dans la théorie psychanalytique (voir période de latence), ou en psychologie cognitive, la durée séparant la présentation d'un stimulus, de la réaction qu'il provoque (voir temps de latence). On évoque également la latence en neurobiologie, en référence au système nerveux. Elle y représente là encore une durée, séparant le début de l'excitation d'un neurone ou d'un tissu nerveux, du moment ou celui-ci va dépolariser. La latence recouvre donc plusieurs significations en psychologie, selon le domaine concerné. Stats. A noter, en méthodologie, la latence d'une variable signifie son caractère indirect : une variable latente ne s'observe pas directement mais peut être déduite de l'observation d'autres variables. |
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Monday, 17 November 2008 |
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n.m. (angl. lapsus) Substitution faite par inadvertance, d'un mot ou d'une expression que l'on souhaitait dire ou écrire, par une autre expression. Selon les points de vue, notamment psychanalytiques, le Lapsus possède une signification, en rapport avec l'inconscient, qu'il exprimerait à travers les paroles effectivement prononcées. Psychan. Cela pourrait être une simple erreur de distraction. Freud a cependant présenté le lapsus comme pouvant refléter le court-circuit de la censure par une pensée refusée, qui atteint alors le champ de conscience et constitue la réussite de l'activité inconsciente. Dans cette optique, le lapsus constitue une manifestation directe de l'inconscient, passant outre les résistances, en témoignent le malaise et la gêne ressentie après l'arrivée d'un lapsus. Cog. Il est cependant des explications de nature cognitive : lors de l'apprentissage, des concepts se ressemblant par certaines caractéristiques (phonologie, sémantique...) se construisent de telle sorte qu'il se retrouvent également proches au sein du système cognitif. Il est aisé de mettre en évidence cette proximité avec de simples épreuves de temps de réaction, avec amorçage : des mots proches sémantiquement se préactivent et facilitent la reconnaissance de leurs homophones ou synonymes. D'ordinaire, les stimuli qui vont activer un concept vont également activer les concepts qui lui sont proches. Un mécanisme d'inhibition permet alors de rejeter les concepts proches pour conserver 'activation du concept principal, il s'agit d'un mécanisme actif. Sachant que les concepts des mots du langage qui se ressemblent (phonologiquement, sémantiquement...) sont préactivés par des stimuli similaires, il n'est pas rare qu'un mot soit remplacé par un autre, d'autant plus dans un état général de fatigue : il est en effet démontré que les lapsus apparaissent plus souvent dans le langage lorsque que le sujet est fatigué ou au repos, que lorsqu'il est alerte et concentré. Vigilance, attention, volonté et concentration sont donc directement liées à l'apparition d'un lapsus. Notons également que certains patients souffrant de troubles du langage (par exemple, aphasie sémantique) ou de la vigilance sont effectivement plus sujet aux lapsus que des individus ordinaires. Autre indice corroborant cette hypothèse de la propagation de l'activation, il semble que les lapsus soient sujet à la suggestibilité : la vue ou l'écoute de mots augmentent la probabilité d'un lapsus basé sur les mots lus ou entendus. Enfin, et ce n'est pas le moindre des arguments, le lapsus est lié à la fréquence des mots : un mot rare est plus facilement remplacé par un mot plus fréquent que l'inverse. |
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On se fait rarement rire seul parce qu'on se surprend difficilement soi-même.
Paul Valery Psychologie
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