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n.f. (angl. Wechler's adult intelligence scale) Batterie d'évaluation des performances cognitives, étalonnée de 16 à 89 ans, en fonction de la catégorie socioprofessionnelle, destinée à estimer une note globale d'efficience intellectuelle, et comprenant de nombreux tests spécifiques de certaines aptitudes psychologiques, telles que compréhension verbale, raisonnement non-verbal, mémoire de travail... Souvent notée par l'acronyme WAIS, cette batterie d'évaluation fondée sur la standardisation de nombreuses épreuves, est la révision de l'échelle de Wechsler-Bellevue (datant de 1939), effectuée en 1955 par David Wechsler. Selon Wechsler, l'intelligence se définit comme la capacité d'un individu à réfléchir rationnellement, agir intentionnellement sur son environnement de sorte à s'y adapter et le gérer avec efficacité. Devenue très populaire à partir des années 1960, cette échelle se donne pour but d'évaluer un quotient intellectuel global tout en affinant l'analyse des performances par le passage de tests psychologiques relativement spécifiques de certaines aptitudes. Si la passation en est assez longue, les données recueillies permettent l'établissement d'un profil cognitif conséquent. La version actuelle est la quatrième édition, notée WAIS-IV, éditée par Pearson PLC depuis 2008. La WAISLa première édition, sortie en 1955, se constituait de nombreux sub-tests utilisés par ailleurs (par exemple, dans l'échelle d'évaluation de Binet-Simon ou les tests de Yerkes pour l'armée). Elle se définit d'emblée comme une batterie de tests de performance (aptitudes) issus de la psychométrie, ayant pour but de "mesurer" à la fois l'intelligence générale et des composantes de celle-ci. En pratique clinique, si la WAIS a pour but d'établir un diagnostic différentiel, elle n'est que rarement utilisée seule : elle permet davantage de se donner une idée des capacités préservées et d'autres, déficitaires, qui seront testées plus profondément par d'autres tests spécifiques au cours de l'entretien clinique. Certaines épreuves de la WAIS sont par ailleurs utilisées seules, en tant qu'indicatrice de performance pour des aptitudes spécifiques, relativement générales (mémoire de travail, compréhension verbale...) ou ciblées (raisonnement non-verbal, visualisation spatiale, vocabulaire, empan de mémoire...) La WAIS-RRévisée en 1981, la WAIS, devenue WAIS-R, comprend 11 sub-tests, dont 6 de performance / compréhension verbale (vocabulaire, arithmétique, information, empan, similarités et compréhension) et 5 de traitement / perception non-verbale (arrangement d'images, complétion d'image, Cubes, assemblages d'objet, raisonnement sur symboles). A partir de ces subtests, une note globale d'intelligence / performance peut être calculée, décomposable en deux notes de compréhension verbale et de raisonnement non-verbal, basées sur de nouvelles normes - quoique les épreuves évoluant peu, les validités de celles-ci n'aient pas été ré-étudiées mais reprises à partir de la version précédente. La WAIS III Sortie en 1997, la WAIS-III se donne pour ambition d'affiner les classiques quotients intellectuels Général - Verbal - Non-verbal (de performance) en donnant la possibilité d'étudier 4 nouveaux indices (secondaires) à travers les scores calculables de compréhension verbale, de vitesse de traitement, d'organisation perceptive et de mémoire de travail. Cette version contient 10 subtests principaux ainsi que d'autres subtests utiles pour le calcul des trois indices primaires, ou pour remplacer des subtests principaux dont la passation correcte serait impossible (en fonction des capacités du patient). La WAIS IVCette nouvelle version datant de 2008 ne prend plus en compte les deux indices globaux de performance verbale et non-verbale, peu utiles à la pratique clinique en rapport des 4 indices obtenus à partir des subtests principaux, évaluant des aptitudes mentales primaires. La version contient 10 subtests principaux et 5 tests de remplacement / affinement. Deux nouveaux indices globaux peuvent être calculés (indices d'aptitudes globales pour compréhension verbale et raisonnement perceptif), intéressants pour la clinique dans le sens ou ils dépendent moins des performances en vitesse de traitement et mémoire de travail. Autres applications des principes de la WAISLa WAIS n'étant applicable que pour la catégorie de sujets de 16 à 89 ans, deux autres batteries d'évaluation spécifiques ont vu le jour avec l'ambition de fournir un outil approprié, sur le modèle de la WAIS, aux enfants et adolescents (WISC : Wechsler's Intelligence Scale for Children), puis aux enfants d'âge pré-scolaire (WPPSI : Wechsler's Preschool and Primary Scale of intelligence). Ces échelles ont alors été utilisées dans d'autres buts que l'évaluation clinique, par exemple, dans l'orientation scolaire, l'évaluation des troubles de l'apprentissage, l'estimation de la qualité d'une rééducation, les enfants surdoués (capacités hors norme). Du fait de sa longueur de passation, la WAIS a été déclinée, pour l'usage des cliniciens, en une version courte, durant approximativement 30 minutes, et composée de 4 subtests les plus représentatifs des 4 indices normalement calculés : vocabulaire, similarités, matrices et blocks. Certains subtests ont également vu naître des normes spécifiques à certaines populations (par exemple, les populations de cérébrolésés pour le test d'empan, visant à évaluer la fonction cognitive d'attention). Cette méthodologie vise directement l'entretien clinique et l'établissement d'un diagnostic, différentiel au possible. En neuropsychologie, on calcule ainsi rarement le QI global, présentant un intérêt très limité, sauf par exemple, dans le cas de suspicion d'un retard mental (attention à prendre en compte le cadre familial, institutionnel et social !). Le praticien préferera utiliser à bon escient, en fonction de la situation et du patient (et des suspicions du praticien), les subtests utiles à l'étude d'un trouble donné. L'évaluation pourra viser à déterminer les faiblesses du patient mais également ses forces, sur lesquelles il est possible notamment de baser des stratégies de compensation ou une méthodologie de réhabilitation / rééducation. Dans tous les cas, il ne faut pas perdre de vue l'origine sociale, culturelle et linguistique du sujet, surtout pour le calcul d'indices globaux. Outre l'âge, les différences de culture, les éventuelles habitudes langagières, la nature de la langue maternelle, peuvent grandement influencer les résultats de certains subtests. |
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Last Updated ( lundi, 19 décembre 2011 )
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n.f. (angl. graphic fluency test) neuro. Test neuropsychologique dans lequel le sujet doit dessiner le plus de figures possible, et différentes, en un temps imparti et selon une consigne donnée. Ces tests évaluent la qualité de fluence graphique en proposant généralement au sujet, en une minute, de dessiner le maximum de figures différentes selon une consigne précise (souvent, relier des points par une ligne droite). Le test de fluence graphique est l'une des épreuves proposées dans la batterie de tests NEPSY (Korkman, Kirk & Kemp, 2004), pour laquelle l'enfant doit dessiner les figures suivant un pattern de 5 points, disposés pour une partie de l'épreuve, de façon structurée, et pour l'autre partie de l'épreuve, de façon aléatoire. L'enfant reçoit deux feuilles présentant chacune 35 fois les mêmes patterns (l'une des feuilles, le pattern structuré, l'autre, l'aléatoire) et doit dessiner le maximum de figures à partir de ces patterns, en 1 minute. Commes les tests de fluence verbale, les tests de fluence graphique évaluent la facilité avec laquelle le sujet est capable de manipuler les concepts (ici, figures), les comparer et les représenter (ici, graphiquement). Le test de fluence graphique est considéré comme l'analogue graphique du test de fluence verbale, bien que les capacités mises en jeu diffèrent sur plusieurs points : d'une part, la représentation graphique au lieu de (souvent) l'évocation orale pour la fluence verbale, d'autre part, la mémoire : la fluence verbale nécessite de récupérer de l'information en mémoire à long terme, de l'organiser pour la restituer selon la consigne. Dans le test de fluence graphique, la mémoire à long terme n'intervient pas ou très peu, puisque les figures dessinées ne sont (à priori) pas codées en mémoire à long terme. Néanmoins, les fonctions d'organisation de l'information, la comparaison des figures, les stratégies de résolution de problèmes interviennent dans l'exécution d'un test de fluence graphique, de même que les fonctions motrices et visuo-spatiales. L'analyse quantitative et surtout qualitative des résultats permet donc d'évaluer dans une certaine mesure, ces capacités : nombre de figures différentes dessinées, stratégies utilisées pour en dessiner le plus possible, nombre et nature des erreurs commises... La comparaison des deux parties de l'épreuve (patterns structurés de points, versus aléatoires) permet également d'estimer la présence ou l'absence, et la nature, de capacités à structurer spontanément l'information. |
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Last Updated ( jeudi, 24 novembre 2011 )
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n.f. (angl. graphic fluency) neuro. Capacité d'un sujet à créer et dessiner spontanément ou sous consigne, des figures différentes, quelle qu'en soit la nature (abstraite, concrète, représentative), en un temps donné. Contrairement à la fluence verbale, la fluence graphique ne fait pas intervenir la mémoire à long terme, puisqu'il s'agit pour un sujet de dessiner, généralement suivant une consigne, le plus de figures possible, différentes chacune des précédentes, chacune de ces figures n'ayant à priori aucune raison d'être stockée auparavant en mémoire à long terme. Par contre, des fonctions supérieures telles que le raisonnement et la résolution de problèmes, ou d'autres fonctions cognitives telles que les fonctions motrices et visuo-spatiales sont nécessaires à une fluence graphique normale. Typiquement, lors d'un test de fluence graphique, on demande à un sujet de dessiner le maximum de figures différentes en reliant des points disposés sur une feuille par des lignes droites, dans le temps imparti. L'analyse est à la fois quantitative et qualitative : le nombre de figures permet de quantifier par comparaison avec la population de référence, d'éventuelles difficultés dans la tâche. Les analyses qualitatives sont très importantes puisqu'elles permettent d'affiner la compréhension d'un score quantitatif déficitaire : geste et maîtrise des mouvements, erreurs de répétition ou blocages... Dans le cas de la NEPSY, un test de fluence graphique propose deux patterns de 5 points, l'un structuré, l'autre aléatoire. Une différence entre le nombre de figures dessinées lorsque le pattern est structuré, et ce nombre lorsque les points sont disposés aléatoirement, indique dans quelle mesure l'enfant est capable, dans la résolution de problème, de structurer spontanément l'information. Le test donnera également quelques informations sur l'existence ou non de stratégie de résolution, et leur nature (par exemple, le sujet va faire en premier des figures reliant un seul point à chacun des autres, ou passer d'une figure à l'autre en changeant un seul trait...) |
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Last Updated ( jeudi, 24 novembre 2011 )
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n.f. (angl. akathisia) neuro. Difficultés voire impossibilité à rester en position assise, consécutive à une atteinte des noyaux gris centraux, induite par des psychotropes (principalement, neuroleptiques). L'akathisie (aussi orthographiée "acathisie") est régulièrement associée à une tasikinésie (tendance irrépressible à bouger ou à déambuler). Ces deux symtômes issus d'une atteinte du système extrapyramidal (ganglions de la base) sont liés à l'absorption de psychotropes. Provoqués par les neuroleptiques principalement, ils peuvent également faire partie d'un syndrome de manque (drogues, médicaments tels que phénotiazines et benzodiazépines) et sont parfois observés lors de la maladie de Parkinson. Pour cette dernière, l'origine précise de l'akathisie est controversée : le symptôme pourrait être provoqué par le traitement à la l-dopa plutôt que par la maladie elle-même. L'akathisie et la tasikinésie se manifestent par l'impossibilité à conserver la station assise (en fait, n'importe quelle position immobile), la tendance excessive aux gestes et au mouvement, jusqu'à la déambulation constante. Le patient ressent une tension constante, de même qu'un inconfort (fourmillements, douleurs pendant l'immobilité), empêchant parfois de dormir (insomnie). Ces symptômes ont des conséquences sur l'état mental du patient, le poussant à des troubles de l'humeur tels qu'irritabilité ou dépression. Ces effets indésirables amènent régulièrement les patients, dans le cas d'akathisie induite par les antipsychotiques (neuroleptiques) à stopper leur traitement. Dans le cas d'impossibilité à rester assis, non induite par iatrogénèse ou par d'autres psychotropes, on parlera davantage de syndrome des jambes sans repos. L'akathisie peut être traitée aux anticholinergiques, aux bêta-bloquants, et à moindre mesure par les benzodiazépines. |
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Last Updated ( mercredi, 23 novembre 2011 )
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n.f. (angl. tasikinesia) neuro. Besoin irrépressible de bouger ou de se mouvoir, généralement consécutif à une atteinte des noyaux gris centraux, suite à un traitement médicamenteux (induite par les neuroleptiques, syndrome de manque de benzodiazépines, etc...). La tasikinésie, l'irrépressible envie de bouger ses membres ou de déambuler, est régulièrement associée à une acathisie (aussi orthographiée "Akathisie"), l'impossibilité de rester assis (d'origine mixte neurologique/psychologique). Ces deux symptômes peuvent être induits par un traitement neuroleptique (on parle d'akathisie et tasikinésie induite par les neuroleptiques) ou résulter d'un syndrome de manque, par exemple aux benzodiazépines mais également à n'importe quel agent physico-dépendant (drogues). Dans tous les cas, on parle d'akathisie/tasikinésie dans le cas d'une origine iatrogène (induite par la médication ou les drogues). Dans des cas non-induits par un traitement médicamenteux, ou un agent psychotrope, on évoquera plutôt le syndrome des jambes sans repos. La tasikinésie se rencontre également dans la maladie de Parkinson mais l'origine est encore sujette à controverse : la tasikinésie pourrait être induite par le traitement à la lévo-dopa, augmentant le taux de norépinéphrine dans le cerveau, et altérant ainsi le fonctionnement du système extrapyramidal (ganglions de la base). La norépinéphrine est connue pour jouer un rôle dans l'éveil, l'agressivité, la vigilance. Bêta-bloquants, benzodiazépines et anticholinergiques peuvent se révéler efficaces (à court terme pour les benzodiazépines) pour juguler les symptômes tasikinésiques. |
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Last Updated ( mercredi, 23 novembre 2011 )
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