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Exhibitionnisme
Friday, 27 November 2009
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n.m. (angl. exhibitionism)

Tendance persistante à exposer ses organes génitaux à des personnes étrangères, souvent pour en éprouver, au moins de façon passagère, de l'excitation sexuelle. L'exhibitionniste trouve régulièrement plaisir dans le fait de choquer une personne en lui exposant des parties de son anatomie non ordinairement visibles.

Ceci implique que le strip tease ou le nudisme, ou plus généralement l'exposition à des adultes consentants, ne relèvent pas de l'exhibitionnisme. Tant la CIM que le DSM-IV proposent de définir l'exhibitionnisme comme une tendance persistante et récurrente à montrer ses organes génitaux à des personnes étrangères ou dans un lieu public. Plusieurs caractéristiques lui sont souvent associées :

  • l'exhibitionniste est presque exclusivement masculin, bien que des cas d'exhibitionnisme féminin puissent être rencontrés. Dans la majorité des cas, l'exhibitionniste se montre en érection à des adolescentes ou des femmes adultes.
  • le besoin de contact plus étroit n'est pas nécessaire et même généralement évité : l'exhibitionniste se tient à distance de ses victimes.
  • le but recherché consiste très régulièrement à choquer la victime. De nombreux exhibitionnistes éprouvent ainsi de l'excitation sexuelle à l'idée ou dans le fait de susciter de vives réactions d'effrois de la part de leur victime. Au moment de l'acte, il y'a souvent une excitation sexuelle visible, et masturbation pendant ou après l'acte.

L'exhibitionnisme peut être une pratique limitée à une période stressante, ou une complication conjugale pour laquelle l'exhibitionniste trouvera refuge dans la suscitation d'émotions vives chez de parfaits étrangers. Cependant, il peut également être une pratique régulière dans une vie conjugale par ailleurs tout à fait normale et active. L'exhibitionnisme possède certains liens avec les troubles obsessionnels compulsifs, par exemple, la reconnaissance du caractère illégal ou absurde de ce comportement, et néanmoins l'envie irrépressible d'y céder, tout en en éprouvant de la honte ou de la crainte. L'exhibition est alors ressentie comme un besoin puissant, difficile à contrôler voire étranger à soi-même.

Le DSM indique deux critères essentiels pour évoquer le diagnostic de paraphilie concernant l'exhibitionnisme : le fait qu'une souffrance cliniquement observable soit présente soit chez l'exhibitionniste, soit sur les victimes, et le fait que le comportement exhibitionniste est récurent et relativement intense sur une période de 6 mois. Certains auteurs ajoutent le critère d'exclusivité, rappelant que l'on n'évoque généralement la paraphilie que dans le cas ou l'excitation sexuelle est subordonnée au comportement ou au fantasme incriminé. Autrement dit, on ne peut évoquer le diagnostic de paraphilie, selon eux, que dans le cas ou l'exhibitionnisme est la seule ou la plus importante manière d'éprouver une excitation sexuelle.

A différencier de l'exhibition sexuelle, qui consiste en l'exposition dans des endroits publics ou facilement accessibles à la vue, d'actes sexuels sur soi ou sur autrui. L'exhibition sexuelle constitue une entité pénale et clinique à part entière.

Last Updated ( Sunday, 17 January 2010 )
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Zeigarnik (effet)
Wednesday, 25 November 2009
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n.p. (angl. Zeigarnik effect)

Tendance à mieux mémoriser une tâche et ses aspects lorsque celle-ci n'a pu être terminée, se traduisant par un meilleur rappel des données concernant des problèmes ou des travaux inachevés.

Ce phénomène de mémorisation discriminante a été mis en évidence expérimentalement par une élève de Kurt Lewin, la russe Bluma Zeigarnik. La Légende veut que sur la terrasse d'un café, Bluma remarquât que les serveurs retenaient l'information concernant la commande tant que celle-ci n'était pas achevée, et le client servi. Dès lors, ils oubliaient tout de la commande à laquelle ils venaient de donner suite.  Bluma décida alors avec son mentor, de construire une expérience visant à tester cette intuition.

Lors de l'expérimentation qu'elle mena en 1927(1), elle demandait à ses élèves de réaliser dans la journée une vingtaine de tâches dont elle donnait les noms, puis invitait les élèves à les réaliser. Pour la moitié d'entres elles, l'expérimentateur interrompait la session avant que la tâche ne soit réalisée, faisant appel à des prétextes plausibles. Après le dernier travail, l'expérimentateur demandait alors de citer le plus possible de noms de tâches entreprises, or, il fut manifeste que les élèves se souvenaient davantage des tâches inachevées que de celles qu'ils avaient terminées.

Selon la conception gestaltiste dont Zeigarnik et Lewin étaient partisans, l'entreprise d'une tâche génère une motivation liée qui nécessite que la tâche soit achevée afin d'être satisfaite. Un travail inachevé empêcherait alors "d'oublier" les détails qui lui sont relatifs, ou bien, la tension laissée par le goût d'inachevé renforcerait la mémoire des éléments liés à cette tâche.

Le caractère motivationnel a par ailleurs été largement étudié, on a ainsi, outre la confirmation de cet effet, appris que :

  • Plus la motivation de départ est forte, plus significatif est l'effet Zeigarnik : autrement dit, plus on s'investit ou plus on souhaite réaliser un travail, plus on le retient en mémoire tant qu'il n'est pas achevé.
  • Plus on a tendance soi même à disposer d'une forte motivation, plus on est sujet à l'effet Zeigarnik (Johnson et al, 1968)(2)
  • la supposée tension résiduelle est réduite si l'on effectue, après le travail inachevé, un travail fortement similaire (Lissner, 1933). Cette caractéristique semble confirmer l'existence d'une tension ou d'une motivation interne intrinsèque à la tâche, puisque réaliser une tâche similaire réduit la rétention mémorielle comme si le travail initial avait été achevé !

Last Updated ( Thursday, 26 November 2009 )
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Zone proximale de développement
Wednesday, 25 November 2009
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n.f. (angl. zone of proximal development)

Dev. Différence entre ce que l'enfant en apprentissage peut réaliser seul et ce qu'il peut réaliser avec l'aide d'un adulte ou d'enfant plus avancés.

Traduction

Ce concept central dans les travaux de Vygotsky exprime la différence entre ce que l'enfant apprendra s'il est seul, et ce qu'il peut en potentiel, apprendre si on lui fournit une aide. La traduction du terme est sujette à caution : zone de développement le plus imminent, zone la plus proche du développement à venir... La traduction américaine(1) des écrits de Vygotsky est celle que l'on retient généralement, la "zone proximale de développement", abrégée ZPD :

the distance between the actual developmental level as determined by independent problem solving and the level of potential development as determined through problem solving under adult guidance, or in collaboration with more capable peers

La ZPD est donc la distance (différence) entre le niveau de développement actuel, tel qu'on pourrait le déterminer par les capacités de l'enfant à résoudre seul des problèmes, et le niveau de développement potentiel, tel qu'on pourrait le déterminer à travers la résolution de problème par cet enfant, lorsqu'il est aidé par des adultes ou collabore avec des pairs initiés.

A l'origine, ce concept fut introduit en tant qu'argument contre la mesure statique de l'intelligence : Vygotsky estimait qu'il était préférable d'évaluer ce que l'enfant était capable de faire seul, et accompagné par une personne plus compétente, plutôt que d'évaluer ces acquis dans l'idée d'en tirer une "mesure" de son intelligence.

Le constructivisme social

Dans la théorie de Vygotsky, la ZPD représente avant tout ce que l'apprenant n'est capable de réaliser qu'avec l'aide d'une personne plus compétente. C'est également là que se trouvent les apprentissages les plus intéressants à développer, car il s'agit d'apprentissages normaux que l'on va pouvoir accélérer. Deux sortes d'apprentissages peuvent y être distingués :

  • les apprentissages faisant partie du cursus de développement normal, lesquels, de toute façon, seront développés par l'enfant : l'aide d'un expert permet alors de faciliter et d'accélérer l'apprentissage. Le rôle de l'éducateur sera alors de s'assurer que les acquis fondamentaux sont présents et permettront à l'enfant de discuter avec ses pairs en vue de construire collectivement de nouvelles connaissances.
  • les apprentissages sociaux tirés de la collaboration avec autrui, exclusivement relatifs à la gestion de l'environnement social. 

Ces deux types d'apprentissage découlent d'une construction sociale des cognitions, ils apportent donc à la fois des apprentissages cognitifs et sociaux utiles pour l'enfant, soit pour lui faire acquérir des compétences cognitives plus rapidement, soit pour développer le lien social.

Pour faciliter l'apprentissage selon cette conception, il est nécessaire d'inciter le travail en équipe, et supervisé, dans lequel chaque participant explicite sa démarche et permet ainsi à l'enfant de construire de nouvelles connaissances. Cette démarche s'inscrit également dans la volonté d'utiliser les acquis individuels et collectifs pour rebondir sur l'apprentissage de nouvelles connaissances, plutôt que de les précéder en expliquant directement quoi et comment penser. Le pouvoir facilitateur de la collaboration dans l'acquisition de nouvelles cognitions a par ailleurs fait l'objet de validations expérimentales en psychologie sociale.

Néanmoins, l'intérêt de cette approche réside également dans la possibilité d'évaluer les développements proches (à venir) afin de les faciliter, notamment en fonction des acquis, et de considérer l'enfant non plus sur ses acquis actuels mais également son potentiel. Ainsi, l'accent pédagogique est mis sur l'apprentissage des fonctions cognitives les plus proches à venir, dans le processus de développement normal.

Last Updated ( Wednesday, 25 November 2009 )
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Xénophobie
Wednesday, 25 November 2009
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n.f. (angl. xenophobia)

Hostilité systématique et crainte d'un individu, d'un groupe d'individus ou d'objets considérés comme étrangers, sur la base de caractéristiques comme des attributs physiques, géographiques, culturels, idéologiques.

Xénophobie et racisme sont souvent confondus, néanmoins, le racisme est une forme de xénophobie, basé uniquement sur le caractère ethnique ou les origines d'un groupe d'individus (et ce qui en découle, comme la couleur de peau). La xénophobie peut s'appliquer à des objets, une culture, une ethnie, des points de vue ou des opinions... Elle comprend également dans l'étymologie même du mot, une référence à la peur suscitée par le groupe ou l'élément considéré comme étranger, et, comme toute phobie, contient une part d'irrationnalité et de défaut de perception.

Toutefois, la xénophobie tire davantage son origine des normes sociales, des préjugés et des stéréotypes, que de dispositions personnelles. En ce sens, elle relève davantage de la psychologie sociale, qui en est par ailleurs le domaine de recherche principale, que de la psychopathologie.

Last Updated ( Wednesday, 25 November 2009 )
 
Xénopathique
Wednesday, 25 November 2009
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adj. (angl. xenopathic)

Donnant l'impression morbide d'être extérieur au sujet, en parlant d'un phénomène pathologique. Typiquement, ce sont les voix ou les hallucinations du sujet délirant, qui lui semblent imposées de l'extérieur.

On rencontre les hallucinations xénopathiques principalement chez les sujets schizophrènes, pour lesquels elles constituent l'un des symptômes positifs (s'ajoutant aux fonctionnement mental normal). Cette impression se traduit notamment dans la construction même du discours du patient : les informations rapportées à propos de ces hallucinations le sont sous un discours de type "cité" ou indéterminé, non personnel.

Dans la majorité des cas, l'hallucination xénopathique est auditive ou directement mentale, le sujet entend des voix, ou des pensées lui sont imposées de l'extérieur, comme des commentaires ou des ordres. Les hallucinations peuvent toutefois être de nature olfactive, gustative ou tactile.

Last Updated ( Wednesday, 25 November 2009 )
 
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